<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696</id><updated>2012-02-05T16:54:13.613+01:00</updated><category term='politique'/><category term='lecture'/><category term='math'/><category term='roman'/><category term='economie'/><category term='haizi'/><category term='riviere'/><category term='traduction'/><category term='poesie'/><category term='conrad'/><category term='chinois'/><category term='jeux'/><category term='entreprise'/><category term='zhuangzi'/><category term='gucheng'/><category term='musique'/><title type='text'>Ni fait, ni à faire</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>34</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-1368286992624336631</id><published>2012-01-09T13:59:00.007+01:00</published><updated>2012-01-10T13:27:27.967+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Le syndrome de Sherwood</title><content type='html'>Lu sur TF1 aujourd'hui, qui dénonce ses petits camarades des Echos...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le quotient familial, créé après la Seconde Guerre mondiale et qui consiste à diviser les revenus familiaux par des parts attribués par enfant, coûte dix milliards d'euros par an dont les plus riches captent le quart. En effet, la moitié des citoyens sont exonérés d'impôt sur le revenu et n'en bénéficient donc pas, selon les Echos."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime beaucoup cette phrase, très révélatrice de la vision étrange qu'ont nos dirigeants (et ceux qui voudraient le devenir) de l'économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, comme à peu près partout dans le monde, l'impôt sur le revenu est progressif. A ce titre, les ménages les plus aisés&amp;nbsp;contribuent un pourcentage plus élevé de leurs revenus au financement de la collectivité. Inversement, les ménages aux revenus les plus faibles ne paient pas d'impôt. Cette progressivité du taux d'imposition joue un rôle social, en transférant une partie des charges communes vers les populations les plus riches. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les ménages, un tel système n'est juste que dans la mesure où le revenu servant de base au calcul de l'impôt (l'assiette en jargon fiscal) est correctement évalué. Deux ménages de revenu équivalent doivent être imposés de la même manière, sinon le système progressif accentue les injustices. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bon exemple est la situation maritale. Avec l'application brutale du taux progressif, deux personnes mariées, formant un unique foyer fiscal, paieraient plus d'impôts que si elles n'étaient pas mariées. L'administration fiscale, considérant qu'elle&amp;nbsp;n'a pas à pénaliser tel ou tel du fait de sa situation maritale,&amp;nbsp;corrige cet écart en prenant en compte la situation de famille dans le calcul de l'impôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quotient familial s'inscrit dans&amp;nbsp;la même logique. A revenu égal, un couple avec enfants est moins&amp;nbsp;à l'aise&amp;nbsp;qu'un célibataire ou un couple sans enfants, et devrait donc être imposé à un taux plus faible. L'enjeu ne porte pas sur l'aspect redistributif de l'impôt (c'est la progression du&amp;nbsp;taux qui assure la&amp;nbsp;redistribution), mais sur l'équité du barème à l'intérieur d'une&amp;nbsp;classe de revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérer le quotient familial (ou tout autre élément de calcul de l'assiette)&amp;nbsp;comme une charge pour l'Etat et un avantage indû concédé&amp;nbsp;à certains ménages&amp;nbsp;est caractéristique de la dérive actuelle, qui&amp;nbsp;n'attribue les déficits des comptes nationaux qu'à l'insuffisance de recettes, cherche des excuses sociales&amp;nbsp;à l'augmentation ciblée des&amp;nbsp;prélèvements, et ne voit le barème fiscal que comme un assemblage de niches qu'il faut absolument réduire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quotien familial ne coûte pas plus à l'Etat que les gens qui respectent le code de la route, et ne paient pas d'amendes. Il ne s'agit pas d'une exonération ou de sommes que l'état "rend" aux citoyens, mais d'un mode de calcul: le revenu d'un ménage est rapporté à la taille de celui-ci, ce qui revient à dire qu'un ménage avec enfants (riche ou pauvre)&amp;nbsp;est moins aisé qu'un ménage sans enfants de même revenu. Ce principe est à la base de tous les calculs de pouvoir d'achat ou de revenu disponible que produisent les statistiques&amp;nbsp;publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout principe, il peut être remis en cause,&amp;nbsp;mais il y a un certain illogisme à le faire &lt;em&gt;au nom de&lt;/em&gt; la politique familliale. A l'intérieur d'une même classe de revenu, cette réforme aboutit en fait&amp;nbsp;à pénaliser les foyers avec enfants (par rapport aux ménages sans enfants). Au niveau global, cette idée d'un transfert des familles aisées vers les familles pauvres parait assez perverse, puisqu'elle suppose implicitement que l'effort de&amp;nbsp;solidarité à l'endroit des familles pauvres ne doit être supporté que par les foyers avec enfants. Il est enfin&amp;nbsp;un peu contradictoire, si l'objet est de&amp;nbsp;prendre en compte le revenu dans le calcul de&amp;nbsp;"l'avantage&amp;nbsp;familial", de conserver le principe de la non imposabilité des allocations familiales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument de l'avantage indû, qui&amp;nbsp;explique que les ménages non imposables, ne payant pas d'impôt, ne bénéficient pas de l'abattement,&amp;nbsp;est également bizzare. A ce compte, et dans la mesure où l'impôt est progressif, tout taux d'imposition "réel"&amp;nbsp;peut être considéré comme une injustice. Ne taxer les hauts revenus qu'à 40%, alors qu'on pourrait les taxer à 50% est une injustice à l'endroit des ménages non imposables, qui ne bénéficient pas de cette réduction de 10%. (Et ce raisonnement est qu'il reste applicable quand la tranche maximale a été remontée à 50%).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci relève du syndrome de Sherwood. En période de crise, les politiciens se voient comme des Robins des Bois,&amp;nbsp;imputant tous les malheurs du monde à une fraction de la population (ici les ménages aisés avec enfants, ou la finance, quand ce ne sont pas les étrangers) et pensent qu'en organisant des transferts de "ces riches" vers "leurs pauvres", tout rentrera dans l'ordre. Bien évidemment, on est ici dans le domaine du fantasme (si les impôts guérissaient de la crise, on l'aurait remarqué). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, je doute qu'une telle&amp;nbsp;réforme aboutisse dans sa forme actuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, parce qu'elle affectera au premier chef cette classe moyenne, éduquée, jeune, urbaine, avec enfants, qui constitue une large part de l'électorat des partis qui la proposent. Le quotient familial, par définition concerne les ménages avec enfants à charge (entre 25 et 55 ans disons), et la perte de pouvoir d'achat sera plus sensible pour des revenus moyens, pour lesquels l'impôt est très progressif, et qui ont généralement moins de marge budgétaire. Une note du Trésor fixe le point d'équilibre, en partant du principe d'un reversement total de ces sommes aux enfants (peu probable),&amp;nbsp;à&amp;nbsp;4 200 € bruts mensuels (pour le ménage, soit 2 400 par parent). L'aide étant de 600 euros par enfant, pour trois enfants, on parle, à ce niveau d'une hausse de l'ordre de 1800 euros des impôts. Tant que les journalistes opposent des ménages très aisés à des foyers très pauvres, tout le monde sera d'accord. Le calcul réel pour un "couple moyen avec enfants" sera nettement moins vendable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, cette mesure aura certainement des effets de bord. Le quotient familial est au coeur du calcul du "revenu fiscal", qui sert de base au calcul des conditions de ressources. Un ménage modeste&amp;nbsp;avec plusieurs enfants, actuellement en dessous du seuil d'imposition, ou bénéficiant de prestations liées à ce quotient, risque de voir son revenu fiscal augmenter, ce qui a un impact sur les tarifs de toutes sortes de prestations locales (crêches, centres aérés). Ce type de calcul est à peu près impossible a faire de façon précise, mais les pouvoirs publics sont généralement très prudents quand il s'agit de changer les modes de calcul des assiettes fiscales, à cause, justement, de ce genre d'effets de seuil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, elle s'avèrera certainement plus coûteuse qu'on ne l'annonce. Dans le système actuel, les parents ont tout intérêt à conserver leurs enfants à charge un certain temps après leur majorité, car leurs impôts s'en trouvent réduits. Dans le système futur, ces parents payant le même impôt dans les deux cas, il&amp;nbsp;sera intéressant d'affranchir ses enfants&amp;nbsp;le plus tôt possible, en leur versant une pension (déductible). Et ceux-ci, à faibles revenus, seront éligibles à toutes sortes d'allocations sous conditions de ressources (bourses, APL, etc.). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egalement, l'idée d'un reversement à l'euro près des sommes ainsi dégagées parait très douteuse. Comme toutes les allocations, la dotation versée&amp;nbsp;à chaque&amp;nbsp;enfant&amp;nbsp;sera fixée et réévaluée annuellement, donc évoluera en fonction de la natalité et de l'inflation. Les revenus&amp;nbsp;provenant de&amp;nbsp;l'abandon du quotient famillial varieront en fonction des revenus des ménages concernés (et de leur capacité à optimiser leur impôt). Il y a donc peu de chance que l'équilibre se fasse naturellement, et l'Etat a souvent démontré son incapacité à augmenter ses recettes autant que ses dépenses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-1368286992624336631?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/1368286992624336631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2012/01/le-syndrome-de-sherwood.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1368286992624336631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1368286992624336631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2012/01/le-syndrome-de-sherwood.html' title='Le syndrome de Sherwood'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-594925218583925868</id><published>2012-01-06T14:26:00.002+01:00</published><updated>2012-01-06T17:24:49.929+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>J'aime pas l'amour qui fait bing</title><content type='html'>Je me demande souvent si cela vaut la peine d'apprendre&amp;nbsp;à lire&amp;nbsp;le chinois... Actuellement, ma réponse à cette question&amp;nbsp;est "probablement pas". En terme d'investissement intellectuel, d'efficacité&amp;nbsp;de celui-ci&amp;nbsp;et de gratification qu'on y trouve, le rapport qualité prix&amp;nbsp;me parait très mauvais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à une idée répandue, je ne crois pas que cela tienne à la difficulté particulière&amp;nbsp;de cette langue. Certains aspects du chinois sont certes&amp;nbsp;difficiles (le système d'écriture), mais d'autres sont très simples et réguliers&amp;nbsp;(la grammaire, le vocabulaire courant). Je ne crois pas non plus que cela vienne de la distance culturelle. Comment expliquer, alors, que le français paraisse plus facile à apprendre pour un chinois que le chinois pour un français? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon avis,&amp;nbsp;le problème tient&amp;nbsp;à la façon dont le chinois est enseigné, et en particulier à l'idée, sans cesse répétée, que l'on ne peut pas comprendre (quand on est étranger)&amp;nbsp;et qu'il n'y a pas de règles&amp;nbsp; générales -&amp;nbsp;bref que le chinois n'est composé que d'usages et d'exceptions, sans règles générales accessibles à un non-chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup,&amp;nbsp;l'apprentissage ne repose que sur la mémorisation.&amp;nbsp;Le niveau&amp;nbsp;se juge par le nombre de caractères qu'on&amp;nbsp;a mémorisés&amp;nbsp;et le nombre d'expressions figées qu'on peut citer de mémoire. L'examen de chinois (le HSK par&amp;nbsp;exemple) est un mélange de&amp;nbsp;dictée et de récitation, auxquels les notions usuelles&amp;nbsp;de compréhension (orale ou écrite)&amp;nbsp;de&amp;nbsp;version ou de thème&amp;nbsp;s'appliquent mal. Et les textes&amp;nbsp;chinois que l'on peut lire sont ordonnés selon le&amp;nbsp;nombre de &amp;nbsp;caractères utilisés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est cette manie de la mémorisation qui rend l'apprentissage du chinois si long et inefficace. Imaginons que l'enseignement du français se concentre autour de&amp;nbsp;la lecture et de la&amp;nbsp;récitation du dictionnaire. Non seulement cela prendrait un temps fou, mais les apprenants, connaissant mal la grammaire, s'exprimeraient très mal, même aprés des années d'étude, un peu comme les francais qui ont appris le chinois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On objectera que c'est ainsi qu'on apprend le chinois est aux petits chinois. C'est possible (encore que...). Mais il y a une grande différence entre apprendre à un enfant à lire sa langue maternelle, et apprendre à un adulte une langue étrangère. Sinon, l'Alliance Francaise utiliserait la méthode Boscher, et les étudiants en français commenceraient par deux ans de "toto rata le roti".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre objection est que le chinois n'a pas de grammaire, ou de régularité, alors qu'en français la grammaire est très régulière. Pourtant, le français est bourré d'exceptions, et la structure de la phrase chinoise est très régulière (en particulier en chinois littéraire). Pire, la majorité des caractères (80% du Kangxi Zidian) comprennent un composant phonétique (parfois approximatif). En enseignant ces phonétiques AU DEBUT de l'apprentissage, on économiserait beaucoup de mémoire et de temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette insistance sur le par coeur est à la fois&amp;nbsp;idéologique et atavique. Idéologique, parce que cette idée que le chinois ne peut être maîtrisé par un étranger&amp;nbsp;(et encore, imparfaitement) qu'au terme d'un très long et douloureux chemin, non content de flatter l'égo des chinois et des sinologues, justifie cette différence culturelle entre Est et Ouest,&amp;nbsp;irréconciliable me dit on, qu'on invoque à tout bout de champ. Atavique, parce que, côté chinois, la mémorisation brutale des classiques était à la base du système mandarinal (semblable en cela à l'enseignement de la médecine en Europe), et que, côté français, cette méthode aboutit à sélectionner, parmi tous les étudiants, ceux qui aiment apprendre de cette façon, qui transmettront à la génération suivante "ce qui a marché pour eux". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un français, cet enseignement par la mémoire fait de l'apprentissage du chinois une activité assez pénible, mais surtout très frustrante. Plus on "progresse" plus les mots qu'on devrait mémoriser sont rares, et donc plus il devient difficile de se les rappeler. Egalement, comme les régularités du langage ne sont généralement pas enseignées (je connais des chinois et des sinologues qui affirment qu'il n'existe en chinois aucune règle grammaticale), on continue à faire, même après des années des "erreurs de débutant", sur lesquelles la seule explication qu'on reçoit est "c'est comme ça".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois dans cette éducation par la frustration une explication à la passion qu'on retrouve chez de nombreux étudiants en chinois, et à l'admiration que cet apprentissage suscite. A&amp;nbsp;long terme, elle exerce un effet délétère, et provoque peut être cette tendance à l'extrémisme qu'on rencontre chez certains sinologues d'un certain âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, à bientôt cinquante ans, et après plus de 25 ans&amp;nbsp;de chinois, je crois que l'heure de la retraite a sonné.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-594925218583925868?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/594925218583925868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2012/01/jaime-pas-lamour-qui-fait-bing.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/594925218583925868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/594925218583925868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2012/01/jaime-pas-lamour-qui-fait-bing.html' title='J&apos;aime pas l&apos;amour qui fait bing'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-4798257021416807513</id><published>2011-12-27T21:43:00.000+01:00</published><updated>2011-12-27T21:43:48.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gucheng'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='haizi'/><title type='text'>Au bout du chemin, le kitsch</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Face à l'océan, des fleurs au printemps &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de demain, être un homme heureux&lt;br /&gt;Elever des chevaux, fendre du bois, voir le monde&lt;br /&gt;A partir de demain, faire attention à mes récoltes, à mes légumes&lt;br /&gt;Avoir une maison, face à l'océan, des fleurs au printemps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de demain, écrire à tous mes proches&lt;br /&gt;Raconter mon bonheur&lt;br /&gt;Cet éclair de joie, ce qu'il m'a appris&lt;br /&gt;Le dire à chacun&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque rivière, à chaque montagne, donner un nom chaleureux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etranger, pour toi aussi, je fais ce vœu&lt;br /&gt;Je te souhaite un avenir radieux&lt;br /&gt;Je te souhaite un mariage heureux&lt;br /&gt;Je te souhaite le bonheur en ce monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je veux simplement&lt;br /&gt;Faire face à l'océan, et des fleurs au printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(13/1/1989) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Face à l'océan&lt;/em&gt; est l'oeuvre la&amp;nbsp;plus connue de Haizi. Ecrit quelques semaines avant le suicide du poète, il&amp;nbsp;est difficile de l'abstraire du destin de son auteur. Il y a très peu de témoignages sur Haizi. Il vivait caché, presque reclus, dans la banlieue nord de Pékin. Enseignant le jour, écrivant la nuit. Un poète plus âgé m'a raconté qu'un jour où il donnait une conférence à l'Université de Pékin, on lui avait montré, tout au fond de la salle un petit bonhomme caché dans l'ombre, qui était arrivé au début, et parti juste à la fin de son intervention. On a quelques photos de lui, où il ressemble à la plupart des étudiants de sa génération, mais aucun enregistrement. On en sait pas comment il lisait ses poèmes. &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;"&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certainement pas comme cela, en tous cas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://v.youku.com/v_show/id_XMTA4OTY4NzQw.html"&gt;http://v.youku.com/v_show/id_XMTA4OTY4NzQw.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli. (Milan Kundera)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour ne pas rester sur cette impression, voici Gucheng récitant deux de&amp;nbsp;ses oeuvres...&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/DIe4lfBj3KQ/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DIe4lfBj3KQ&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/DIe4lfBj3KQ&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-4798257021416807513?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/4798257021416807513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/12/au-bout-du-chemin-le-kitsch.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/4798257021416807513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/4798257021416807513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/12/au-bout-du-chemin-le-kitsch.html' title='Au bout du chemin, le kitsch'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-5467528384233909908</id><published>2011-12-21T15:30:00.003+01:00</published><updated>2011-12-22T11:35:26.501+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='economie'/><title type='text'>Dites moi que j'ai mal compris...</title><content type='html'>Lu aujourd'hui sur le site du Monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;Le succès dépasse les espérances et sonne déjà comme un cadeau pour l'Europe en cette fin d'année tourmentée. La Banque centrale européenne (BCE) a lancé ce mercredi une opération inédite : un prêt sur trois ans, d'un montant illimité, et très bon marché à un taux d'intérêt de 1 %. Les banques ont ainsi emprunté 489 milliards d'euros, un résultat largement supérieur aux attentes : les analystes estimaient qu'au-delà de 200 milliards, l'opération constituerait un succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à savoir maintenant si les banques vont en profiter pour aider les Etats de la zone euro en difficulté. C'est en tout cas l'objectif de ses dirigeants – Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête –, qui espèrent que, par ce biais, les banques rachèteront des obligations souveraines.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grande victoire effectivement... &lt;br /&gt;Si on résume : &lt;br /&gt;- la BCE, qui n'a pas le droit de prêter aux Etats, prête 500 milliards aux banques, à 1%&lt;br /&gt;- les banques vont donc lui rembourser 5 milliards d'intérêts par an&lt;br /&gt;- et vont (en tout cas c'est l'objectif), prêter aux états, à 3 à 7% par an, percevant ainsi 15 à 35 milliards d'intérêt&lt;br /&gt;- ce qui revient à dire que la BCE, au lieu de prêter aux Etats, en charge les banques (sans grand&amp;nbsp;risque: la BCE avance les fonds, et garantira tout ou partie d'éventuels défauts) et les rémunère&amp;nbsp;20 milliards pour cela.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;On comprend le succès de l'opération... Et on espère que les banques vont "jouer le jeu". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas certain. Au fond, 3 à 7% c'est un bon&amp;nbsp;rendement. Les banques pourraient investir cet argent autrement, en se désendettant, par exemple : au fond, échanger une dette à 3-4% contre une dette à 1%, c'est difficile à refuser. Ou alors, elles pourraient racheter leurs propres actions. Comme&amp;nbsp;elles sont très basses, le cours remonterait, de bien plus que 3 à 7%, ce qui permettrait à nos gentils banquiers, pour se consoler de n'avoir pas joué le jeu,&amp;nbsp;de toucher de confortables bonus (en revendant des actions achetées au plus bas, ou par le simple jeu des intéressements sur cours de l'action). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, si elles ne jouent pas le jeu,&amp;nbsp;les états auront du mal à se refinancer et leurs taux vont monter, ce qui rendra la prochaine opération plus rentable...Avec un peu de chance, la prochaine fois, la BCE leur prêtera à des taux plus faibles encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez! Joyeux noel, Baudouin, joyeux noel, Frédéric...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-5467528384233909908?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/5467528384233909908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/12/dites-moi-que-jai-mal-compris.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/5467528384233909908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/5467528384233909908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/12/dites-moi-que-jai-mal-compris.html' title='Dites moi que j&apos;ai mal compris...'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-6658776944785670879</id><published>2011-07-11T11:27:00.002+02:00</published><updated>2011-07-11T14:27:36.567+02:00</updated><title type='text'>Millenium</title><content type='html'>J'ai fini hier le troisième tome de Millenium. Je suis content que ce soit le dernier, j'ai dû m'y reprendre à deux fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a du Luc Besson chez Stieg Larsson.&amp;nbsp;Il y a d'abord l'histoire,&amp;nbsp;efficace mais un peu courte,&amp;nbsp;qu'on délaye dans un fatras d'intrigues secondaires pour arriver au&amp;nbsp;format désiré. Il y a ensuite les personnages,&amp;nbsp;tellement étranges et hauts en couleur qu'il est difficile de leur donner un caractère crédible et un peu d'épaisseur. Après trois tomes de 700 pages, on s'aperçoit qu'on ne connait pas vraiment mieux les héros&amp;nbsp;qu'à la fin du troisième chapitre du premier volume. Mais il y a aussi, comme chez Besson, un&amp;nbsp;véritable talent qui fait qu'on ne s'ennuie pas, qu'on continue chapitre après chapitre, même si on se doute qu'on sera un peu déçu à la fin, et qu'on n'est en présence ni d'un grand roman, ni d'un grand film...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, cela donne&amp;nbsp;l'impression d'une oeuvre un peu paresseuse, qui part d'une bonne intrigue (une enquête sur une disparition ancienne), et d'un personnage étrange (Lisbeth), mais s'essouffle assez vite, parce qu'à défaut de creuser ses personnages et les histoires, Larsson se lance dans&amp;nbsp;une surenchère de personnages (notamment de méchants) de moins en moins crédibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des volumes, les situations et les&amp;nbsp;personnages "normaux" disparaissent, pour laisser la place à une galerie de&amp;nbsp;monstres en bocal, de Zalachenko à Niedermann, en passant par Clinton et Gullberg, qui évoluent dans un décor minimaliste. Le rôle des protagonistes (Mikael et Lisbeth) se réduit de plus en plus. Dans le troisième tome, ils agissent à la façon d'un "narrateur dans l'histoire", qu'on regarde découvrir les évènements racontés au&amp;nbsp;chapitre précédent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout ceci&amp;nbsp;est dilué dans une série de&amp;nbsp;faits divers (le travail d'Erika, les enquêtes de Millenium, le chirurgien et&amp;nbsp;Lisbeth)&amp;nbsp;sans grand intérêt parce que très convenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre aspect que j'ai trouvé agaçant,&amp;nbsp;le côté moralisateur. Dans les trois romans, les gentils sont bohèmes, libertaires et bisexuels (ou à tout le moins polyamoureux), les méchants sont bourgeois, homophobes et sexistes. Cette morale victorienne à l'envers surprend, voire charme,&amp;nbsp;au début, mais se révèle rapidement aussi convenue et ennuyeuse que ce qu'elle prétend critiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y trouve peut être une leçon sur l'écriture. La tentation de mettre en scène des personnages exceptionnels, ou des évènements incroyables, est toujours grande. Mais, à moins d'avoir énormément de talent, il faut y résister, sous peine de voir les personnages et les évènements cannibaliser l'oeuvre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, si vous ne l'avez pas fait, lisez Millenium, le premier volume au moins. C'est au roman ce que les films avec Bruce Willis sont au cinéma, et moi j'aime bien Bruce Willis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-6658776944785670879?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/6658776944785670879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/07/millenium.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6658776944785670879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6658776944785670879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/07/millenium.html' title='Millenium'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-3503635327325784052</id><published>2011-07-03T13:51:00.001+02:00</published><updated>2011-07-03T18:08:03.802+02:00</updated><title type='text'>Elégance à la française - Acte II</title><content type='html'>L'affaire Strauss Kahn a rebondi. Lors d'une audience exceptionnelle, le juge a assoupli le contrôle judiciaire (il est désormais libre de ses mouvements, mais doit rester sur le territoire américain). La femme de chambre a menti lors de sa demande de visa, elle a fraudé le fisc, l'accusation s'effondre, le procureur pourrait abandonner les poursuites. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublions un instant&amp;nbsp;le&amp;nbsp;contexte médiatique de cette affaire. Oublions qu'elle met en cause un héros national, dernier rempart contre le Sarkozisme rampant. Oublions l'impérieuse nécessité de faire front, face à cette hypocrite attaque anglosaxonne contre la séduction à la française. Oublions ce besoin irrépressible,&amp;nbsp;naturel et gaulois&amp;nbsp;de critiquer l'amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublions même l'impudence de cette domestique, qui fait perdre son temps à quelqu'un d'aussi important que le directeur en exercice du FMI, alors qu'il a un avion à prendre et est en retard à un déjeuner avec sa fille, pour quelque chose d'aussi banal qu'une petite gâterie. L'ingrate!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublions ce contexte, donc, et imaginons cette affaire en France. Dans un hôtel, une femme de chambre issue de l'immigration,&amp;nbsp;accuse un client en position d'autorité, un chef d'entreprise, disons. L'homme est convoqué par la police, placé en garde à vue, y passe éventuellement la nuit. Devant l'accumulation des preuves, il est mis en examen, prend un avocat talentueux, et se prépare au procès. Au fait près qu'ici l'affaire prendrait probablement trois ans, et que les médias français montreraient peut être plus de retenue (je n'en suis pas certain, mais imaginons), le déroulement est à peu près le même des deux côtés de l'Atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'audience de Vendredi change complètement la donne. Voici qu'on annonce que la femme de chambre, lors de sa demande de carte de séjour a menti, que son fils (qu'elle élève seule) a eu des problèmes avec la justice, et qu'elle fraude le fisc, et voici que Détective (ou Closer) annonce qu'elle est en fait un transsexuel prostitué. Face à ces éléments, le parquet laisse entendre qu'il va probablement&amp;nbsp;abandonner l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment réagiraient les médias? Je crois que les mots "déni de justice", ou "justice à deux vitesses" seraient sous toutes les plumes. La femme de ménage a menti? Regardez le milieu dont elle vient. Elle fraude le fisc? Et le patron, vous croyez qu'il ne le fait pas aussi? Et puis, quel rapport avec le viol?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble qu'on voit ici une différence profonde entre la justice américaine et la notre. Celle ci observe que, dans un grand nombre d'affaires,&amp;nbsp;où les preuves sont insuffisantes&amp;nbsp;pour emporter l'adhésion du jury (sans doute raisonnable, comme ils disent), on se retrouve dans un cas où deux paroles s'affrontent, et où la réputation des plaignants est le seul facteur décisif. En quelque sorte, ce que suggère l'audience de Vendredi, ce n'est pas que DSK est étranger aux faits qui lui sont reprochés, ou que la femme de la ménage est une affabulatrice, mais qu'elle n'a probablement pas une "réputation suffisante" pour convaincre le jury,&amp;nbsp; compte tenu des éléments de&amp;nbsp;preuve disponibles. Derrière, on retrouve un principe d'efficacité bien américain:&amp;nbsp;si l'on ne peut prouver la culpabilité (ou l'innocence) au delà du doute raisonnable, il n'y a pas lieu de tenir un procès. Mais le fait que le procès ne se tienne pas n'innocente pas complètement l'accusé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que cette affaire aide à comprendre un malentendu fréquent. Quand nous lisons que tel politicien américain perd l'investiture parce qu'il aurait trompé sa femme il y a 20 ans, ou qu'il aurait fumé du haschisch pendant la guerre du Vietnam, nous sommes prompts, en bon donneurs de leçons que nous sommes, à nous insurger contre la pruderie américaine, alors que ce qui est en cause, c'est la 'réputation'. Ceci explique aussi pourquoi le respect de la vie privée (au sens où nous l'entendons) semble moins présent dans la procédure américaine. (Au passage, ce manque de respect choquait les médias quand on a montre DSK menotté, le déballage sur la plaignante ne semble gêner personne...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, les américains veulent que leurs politiques soient des surhommes, parce qu'ils sont le dernier recours dans les cas compliqués. Nous demandons aux notres d'être "à notre image", voire un peu moins. Je crois que je préfère les américains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-3503635327325784052?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/3503635327325784052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/07/elegance-la-francaise-acte-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3503635327325784052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3503635327325784052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/07/elegance-la-francaise-acte-ii.html' title='Elégance à la française - Acte II'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-6204530380826641483</id><published>2011-06-01T19:04:00.002+02:00</published><updated>2011-06-03T09:16:20.121+02:00</updated><title type='text'>Le million!</title><content type='html'>Un article de la Tribune aujourd'hui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110601trib000626185/la-chine-compte-cinq-fois-plus-de-millionnaires-que-la-france.html"&gt;http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110601trib000626185/la-chine-compte-cinq-fois-plus-de-millionnaires-que-la-france.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y apprend qu'il y a, selon la journaliste et le Boston Consulting Group, 210 000 millionnaires (en dollars)&amp;nbsp;en France. Ce chiffre me parait étrange: il y a environ 21 millions de foyers, ceci nous ferait 1% des foyers, sachant qu'on est millionnaire en dollars avec un patrimoine d'environ 700 000 euros, ce qui représente une coquette somme, mais n'est pas non plus un chiffre incroyable, au cours actuel de l'immobilier dans les grandes ville, 700k€, c'est vite atteint...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, le chiffre ne résiste pas à l'analyse. Il y a en France plus de 550 000 foyers assujettis à l'ISF, qui disposent donc d'un "patrimoine net taxable" supérieur à 800 000 euros (donc plus d'un million de dollars). Sachant que la valeur de la résidence principale (généralement le principal élément de patrimoine des ménages) bénéficie d'un abattement, le patrimoine réel de ces 550 000 foyers est supérieur à 800 000 euros, et donc il y a sans doute nettement plus de&amp;nbsp;foyers millionnaires en France. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, l'article dit à peu près n'importe quoi... (faut dire, si on se met à croire que la Tribune est un quotidien économique, où va-t-on hein?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la question reste intéressante.&amp;nbsp;Combien a-t-on de millionnaires en France? Cet article (&lt;a href="http://www.rue89.com/node/170597"&gt;http://www.rue89.com/node/170597&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;parle de 2,2 millions, soit 10% des foyers, ce qui me parait nettement plus logique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas si simple... Ici, &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/economie/la-vraie-vie-des-milliardaires_484805.html"&gt;http://www.lexpress.fr/actualite/economie/la-vraie-vie-des-milliardaires_484805.html&lt;/a&gt;&amp;nbsp;, on en annonce 385 000, mais apparemment le patrimoine y est calculé "hors résidence principale" (marrant, ça...). Ici, on nous en donne 395 000 &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/economie/les-millionnaires-une-espece-en-voie-de-proliferation_516393.html?p=2"&gt;http://www.lexpress.fr/actualite/economie/les-millionnaires-une-espece-en-voie-de-proliferation_516393.html?p=2&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors combien de millionnaires? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, il faut se tourner vers la statistique publique, c'est à dire l'INSEE.&lt;br /&gt;Ici, on a la répartition des patrimoines par déciles (un décile représente 10% de la population).&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&amp;amp;ref_id=patrmoyendecile"&gt;http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&amp;amp;ref_id=patrmoyendecile&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On y apprend que le patrimoine moyen du plus haut décile est de 750 000 euros, soit plus d'un million de dollars. Cela rejoint rue89, avec 10% des ménages millionnaires (soit plus de 2 millions). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce rapport un peu plus ancien annonce pour 2003 que les 10% de ménages les plus riches avait un patrimoine supérieur à 450 000 euros.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000098/0000.pdf"&gt;http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000098/0000.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la hausse de l'immobilier, on peut imaginer qu'on est aujourd'hui proche des 600 000 euros, et qu'on va ainsi retrouver nos 2 millions de millionnaires français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Tribune se serait trompée d'un zéro?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-6204530380826641483?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/6204530380826641483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/06/le-million.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6204530380826641483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6204530380826641483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/06/le-million.html' title='Le million!'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-3456291174765920449</id><published>2011-05-23T14:27:00.001+02:00</published><updated>2011-05-23T22:48:23.380+02:00</updated><title type='text'>L'Art muet</title><content type='html'>Les poèmes, les morceaux, les peintures que j'aime ne s'adressent pas à mon intelligence ou à mon sens moral. Ils ne demandent pas à être compris, ne cherchent pas à faire réagir, encore moins à faire réfléchir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aime pas les oeuvres où l'auteur (ou l'interprête) m'interpelle, essaie d'entrer en contact avec moi, de me dire quelque chose, ou de&amp;nbsp;me provoquer.&amp;nbsp;L'Art disparait quand il se sent investi d'un message, ou d'une mission. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Art, ça ne dit rien, et ça ne sert à rien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou plutôt, ça ne devrait rien dire... La "création contemporaine" ne cesse de revendiquer cet engagement, cet art "politique", qui cherche à provoquer le bourgeois, comme le style pompier cherchait à le flatter. C'est peut être cet académisme à l'envers qui&amp;nbsp; a provoqué la faillite de l'art moderne (il est difficile d'éviter le mot faillite quand l'art est déconnecté du grand public depuis un siècle, et n'a plus d'autre fonction sociale que de servir de placement défiscalisé, ou de loisir subventionné d'une élite). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut être que cela tient à l'aspect commercial de la chose... Au fond, une oeuvre destinée à être vendue comme un produit de luxe &lt;strong&gt;doit&lt;/strong&gt; dire à ses clients potentiels : "achète moi, je ne suis pas pour tout le monde". D'où cette idée d'un art pour connaisseurs, qui flatte&amp;nbsp;l'intelligence de l'acheteur, en l'isolant de la masse "qui n'y comprend rien". Et une oeuvre bénéficiant d'une subvention d'Etat à la création est obligée de dire à&amp;nbsp;son patron : tu as bien fait, regarde comme je suis invendable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et derrière l'aspect commercial se cache, forcément, un caractère utilitaire. Si on l'achète, l'oeuvre doit servir à quelque chose: à nous provoquer, à nous faire réfléchir, à nous donner des leçons (tout en s'en défendant). Le cinéma est probablement&amp;nbsp;le meilleur exemple de cet art à message: il faut absolument qu'un film "dise quelque chose", et le format court ne permet pas beaucoup de nuances (il suffit de constater, dans les romans portés à l'écran, l'appauvrissement des personnages).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut être ce qui expliquerait pourquoi la poésie contemporaine, qui n'a rien à vendre, est nettement moins élitiste que les arts plastiques...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-3456291174765920449?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/3456291174765920449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/05/lart-muet.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3456291174765920449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3456291174765920449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/05/lart-muet.html' title='L&apos;Art muet'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7835413417063214061</id><published>2011-05-19T22:53:00.006+02:00</published><updated>2011-05-20T07:57:59.568+02:00</updated><title type='text'>Elégance à la Française</title><content type='html'>Ce qui m'intéresse, dans l'affaire Strauss Kahn, c'est ce qu'elle révèle sur notre petit monde politico-journalistique. (Je n'ai rien à dire sur le fond, il faut attendre le procès).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, il y a les réactions "à chaud". On pourrait imaginer que, face à ce genre d'affaire, des politiciens ou des journalistes chevronnés sauraient choisir leurs mots. Pas du tout. De Jack Lang nous disant "qu'il n'y a pas mort d'homme", à Jean Francois Kahn parlant de "troussage de domestique", en passant par Elizabeth Guigou qui disserte sur l'indignité qu'il y a à montrer DSK "non rasé et en costume fripé", sans parler de la cohorte des "il a un problème avec les femmes, mais c'est un complot" (un peu contradictoire, non?), on se demande à quoi servent les conseils en communication (et on se dit que JF Kahn vieillit: ne pas penser,dans cette situation, à employer le mot "soubrette", c'est manquer de vocabulaire...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a l'incontournable sondage: 57% des français pensent qu'il s'agit d'un complot. J'espère que le tribunal en tiendra compte (vous allez voir que ces salauds d'américains ne vont même pas nous remercier de leur donner ainsi l'intime conviction du Peuple de France).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, on&amp;nbsp;a la spécialité locale, la vertueuse indignation face à ce clouage au pilori d'un homme si bien sous tous rapports (même si il parait que tout le monde savait qu'il avait la main, et pas que la main, un peu leste, parfois), ces photos de la honte, qu'on publie en une et qu'on dénonce dans l'édito en quatrième, ces appels à la dignité, qu'on&amp;nbsp;trouve au&amp;nbsp;milieu des révélations les plus inélégantes sur le sida présumé de la &lt;strike&gt;salope&lt;/strike&gt; victime. C'est vrai que ce n'est pas en France qu'on déballerait dans la presse&amp;nbsp;les histoires de familles de coupables présumés (du gars de Pornic au père de famille de Nantes), ou que les politiciens se mèleraient d'une affaire en cours...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois être trop vieux, trop méchant, trop de droite, je n'arrive pas à compatir. Je suis juste un peu agacé par l'image lamentable que ces gens, censés nous représenter,&amp;nbsp;donnent de mon pays. Au fond, on a failli avoir pour candidat à la présidentielle un papy priapique aux pulsions incontrôlables (ne pas se rendre compte que ce genre de comportement est à bannir dans un hôtel de New York, relève soit du crétinisme le plus profond, soit de la psychiatrie...). On a une classe politique et des journalistes qui, au lieu de se taire prudemment et d'attendre que la justice fasse son travail, parlent sans réfléchir, quand ils ne cautionnent pas des élucubrations. Et, comme toujours, on ne perd pas une occasion de se rendre ridicules en donnant des leçons de décence au reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, en fin de compte, on &lt;strong&gt;nous &lt;/strong&gt;ridiculise un peu plus à l'extérieur (car ce qui restera dans l'opinion étrangère, ce sont "les francais"), et on fait le jeu des extrèmes à l'intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien joué, les mecs!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Bon allez, un petit commentaire sur l'affaire quand même... Depuis le début, je n'arrive pas à comprendre comment on peut croire au complot. Les erreurs judiciaires existent, en Amérique comme en France, mais elle sont l'exception et pas la règle. Par ailleurs, il faut pas mal de "nerfs" pour arrêter comme cela, dans son avion, le directeur du FMI, puis l'incarcérer. J'ai beaucoup de mal à penser que le dossier soit vide... Mais une fois de plus, on sera vite fixés.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7835413417063214061?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7835413417063214061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/05/elegance-la-francaise.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7835413417063214061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7835413417063214061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/05/elegance-la-francaise.html' title='Elégance à la Française'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-3496065439600074071</id><published>2011-04-30T11:05:00.002+02:00</published><updated>2011-04-30T11:10:32.569+02:00</updated><title type='text'>La presqu'écrite</title><content type='html'>Lu ce matin sur le site de la Voix du Nord...&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Dans les rues de Londres froufroutantes de drapeaux, près d'un million de spectateurs ont tenu à être au coeur d'un événement suivi par deux milliards de téléspectateurs à travers la planète&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;I will&amp;nbsp;» du prince William à Catherine Middleton la «&amp;nbsp;roturière&amp;nbsp;». De la royale procession au baiser au balcon, les deux amoureux de 29&amp;nbsp;ans ont tenté de faire souffler un vent de modernité. Loin de défriser les Britanniques. &lt;/blockquote&gt;C'est beau, on dirait du Balzac! Dommage que l'auteur n'ai pas pensé à placer 'cerise sur le gateau', qui est au jargon journalistique ce que l'extraballe était au flipper.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-3496065439600074071?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/3496065439600074071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/la-presquecrite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3496065439600074071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3496065439600074071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/la-presquecrite.html' title='La presqu&apos;écrite'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-1098884457145164306</id><published>2011-04-28T14:38:00.000+02:00</published><updated>2011-04-28T14:38:33.831+02:00</updated><title type='text'>Partir un jour</title><content type='html'>Deux affaires récentes me paraissent mettre en évidence la supercherie sur laquelle repose ce "web 2.0", cet internet des réseaux sociaux, où tout le monde est connecté et "partage".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire Sony, tout d'abord, montre que les opérateurs peuvent se faire voler les données confidentielles de leurs membres. On parle ici d'informations personnelles et bancaires, et d'une des plus grandes sociétés opérant sur ce marché, disposant de moyens considérables. Cela laisse perplexe sur la capacité d'un petit acteur à protéger lesdites données. Et on ne peut pas dire que la réaction de Sony, qui demeure très imprécis, après avoir manifestement essayé de minimiser l'affaire, soit rassurante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est la suite qui va être intéressante... Supposons que je me fasse voler mon mot de passe, et que j'utilise le même pour mon compte bancaire (il ne faut pas, mais beaucoup de gens font cela), et que quelqu'un fasse des achats ou transfère de l'argent. Qui est responsable? Vous et moi, je le crains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la supercherie technologique: lors de notre inscription, l'opérateur explique que tout ira bien, que nos données sont bien évidemment en sécurité. Dans la pratique, ce n'est pas forcément le cas. Et, surtout, si un problème se pose, il n'est pas réellement responsable. On peut bien sûr espérer que ceci serve de leçon aux opérateurs, et au législateur. J'en doute...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire du meurtre de Nantes fait apparaître&amp;nbsp;l'aspect moral de la&amp;nbsp;supercherie, qui me parait plus grave. Publier, sur un réseau social, des informations que je souhaite partager avec des amis, ne leur enlève pas leur caractère privé, et le respect qu'on leur doit. Mon adresse, mon téléphone, sont dans l'annuaire. Cela ne donne pas droit à quiconque de m'appeler, de venir sonner chez moi, ou d'entrer si ma porte n'est pas (ou mal)&amp;nbsp;fermée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire de Nantes montre que ce n'est pas le cas. Je n'ai absolument rien contre l'accès laissé à la police ou aux autorités judiciaires, mais j'ai beaucoup de mal à admettre que n'importe quel internaute ou journaliste se sente autorisé à fouiller et à publier ses trouvailles, aussi sordides soient elles. Tant que les intéressés ne contre attaquent pas (et là, pas de danger...) c'est apparemment de bonne guerre. Les opérateurs des réseaux sociaux qui rendent ce déballage possible ne paraissent pas concernés, et le peu de réaction de gêne, voire de dégoût, face à cet état de faits semble indiquer qu'une majorité l'approuve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée qu'on doive, a priori, respecter la vie privée des gens, même s'ils publient sur facebook leurs photos, et les noms de leurs amis, ou discutent sur des forums de sujets qui les préoccuppent, semble avoir cédé la place à un droit généralisé au voyeurisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, quand on publie des informations sur l'Internet, il ne faut s'attendre ni à ce que les opérateurs agissent de façon responsable avec les données qu'on leur confie, ni à ce que les internautes se comportent de façon correcte avec les informations qu'ils pourraient y lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire? Je ne crois pas du tout aux pseudonymes, aux mots de passe et autres mesures. A moins d'y consacrer un temps considérable, l'interconnexion du réseau en fait une protection illusoire. N'importe qui d'un peu déterminé remontera les liens, en regardant les adresses email, les IP, les informations personnelles lâchées ici et là. Se déconnecter est très tentant, mais je ne m'en sens pas capable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il faut voir toute intervention sur l'internet comme un risque, qui peut être compensé par un avantage qu'on y trouve. En utilisant l'email, je livre une information en échange d'un service. Pareil en bloguant. Mon idée, c'est de fermer tout ce qui n'en vaut pas la peine. Une approche utilitaire du risque, si on veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j'ai donc fermé:&lt;br /&gt;LinkedIn : j'y suis depuis 3 ans, je ne sais toujours pas à quoi ca sert. A rien, donc...&lt;br /&gt;Facebook : idem, mes amis savent où me trouver. &lt;br /&gt;Youtube : je n'y mets jamais rien... A quoi bon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-1098884457145164306?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/1098884457145164306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/partir-un-jour.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1098884457145164306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1098884457145164306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/partir-un-jour.html' title='Partir un jour'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-1723511942112277830</id><published>2011-04-27T00:53:00.001+02:00</published><updated>2011-04-27T00:53:58.297+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='haizi'/><title type='text'>La nuit dans une goutte</title><content type='html'>La nuit dans une goutte&lt;br /&gt;Toute la nuit dans une larme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une larme sans nom&lt;br /&gt;Larme grandie au village&lt;br /&gt;Volant dans la nuit du village&lt;br /&gt;Sur la colline, quelques herbes d’hiver&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vu le roi dragon des quatre mers &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au-delà du crépuscule&lt;br /&gt;Qui soulevait un morceau de ciel&lt;br /&gt;A noyer les tourterelles&lt;br /&gt;Noir comme la mer, la nuit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mer t’a jetée sur la côte&lt;br /&gt;La nuit dans une goutte&lt;br /&gt;T’a jetée dans mes bras&lt;br /&gt;Ensemble jour et nuit&lt;br /&gt;Idiots et ivres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une larme, il y a son sourire&lt;br /&gt;Comme les étoiles qui brillent dans la nuit&lt;br /&gt;Ces inconnus ont attaché leurs chevaux&lt;br /&gt;Dans les grands bois et les champs de la reine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Haizi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-1723511942112277830?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/1723511942112277830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/la-nuit-dans-une-goutte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1723511942112277830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1723511942112277830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/la-nuit-dans-une-goutte.html' title='La nuit dans une goutte'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-8821622841874544637</id><published>2011-04-26T15:03:00.002+02:00</published><updated>2011-04-26T15:09:03.648+02:00</updated><title type='text'>Hyènes dactylographes</title><content type='html'>Cette année, pour Pâques, nous avons un beau fait divers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un père de famille, de bonne famille,&amp;nbsp;aurait tué de sang froid son épouse et leurs quatre enfants, avant de cacher leurs corps dans le jardin et de disparaître. C'est sordide, comme tous les faits divers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une semaine, les médias nous en abreuvent à jet continu. Et comme l'enquête est en cours, et progresse lentement (ce qui est normal), on recycle, on enquête et on assiste à une lente descente&amp;nbsp;vers l'ignominie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, on a eu des informations simples, factuelles, la famille, ses origines, des parallèles avec d'autres affaires. Puis, on a commencé à voir des "témoignages", d'amis, de proches, ou de personnes éloignées. Les protagonistes étant présentés comme discrets, ceux-ci étaient peu nombreux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, ce sont les traces internet que les journalistes "exploitent". Peu à peu, on nous déballe les confessions, les commentaires, toutes ces choses qui auraient dû rester privées, mais que l'internet rend accessibles. Les intéressés ne vont pas s'en plaindre: ils sont morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca n'a, bien sûr, aucun intérêt pour l'enquête, ça ne participe pas d'une nécessité d'informer "le public" (il n'y a rien&amp;nbsp;de légitime à détailler les aspects sordides d'un fait divers), c'est juste du voyeurisme, du même tonneau que celui nous fait regarder les accidents de la route. Et ce déballage&amp;nbsp;n'est pas le fait d'une "certaine presse", mais de grands quotidiens nationaux ou régionaux, ou d'hebdomadaires sérieux. Le quatrième pouvoir, comme ils disent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici plus de 15 ans que je suis sur Internet. Je n'utilise pas de pseudonyme, et n'ai jamais réussi à en avoir peur: je m'y sens anonyme dans la foule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette affaire montre peut être le vrai danger d'Internet. L'ennemi, ce n'est pas le fonctionnaire totalitaire,&amp;nbsp;le tueur en série ou le DRH inquisiteur, mais le journaliste en mal de copie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, la presse va mal. Les tirages s'effondrent, les revenus baissent, la lecture s'étiole. Pourvu qu'elle crève, et&amp;nbsp;vite !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-8821622841874544637?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/8821622841874544637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/les-singes-dactylographes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/8821622841874544637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/8821622841874544637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/les-singes-dactylographes.html' title='Hyènes dactylographes'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-8050213155992652759</id><published>2011-04-14T19:03:00.000+02:00</published><updated>2011-04-14T19:03:56.482+02:00</updated><title type='text'>Chère morale</title><content type='html'>Depuis le début, l'affaire d'espionnage industriel chez Renault me fascine par son&amp;nbsp;allure de farce moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, il y a un banal fait divers. Des cadres de direction licenciés, à tort ou à raison, ça arrive dans tous les grands groupes, plus ou moins souvent, et ça n'a pas grand intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf quand "l'info" tombe dans les pattes d'un journaliste en mal de copie. C'est un&amp;nbsp;drame de notre temps. Il n'y a plus assez d'information pour nourrir tous les médias, tous les jours, vingt quatre heures sur vingt quatre. Alors on est obligé de promouvoir les faits divers au rang de nouvelles nationales, et les potins au rang d'information. Donc, l'histoire devient un brève, reprise, embellie, et commentée par des "sources bien informées", qui, forcément, parlent de comptes en Suisse et de méchants Chinois... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire passe donc de plumitif en plumitif, un attaché de presse d'un ministre la voit, se dit qu'il va falloir réagir, la ministre se fend d'une superbe déclaration sur le fait que l'heure est grave, qu'il va falloir protéger la France et ses entreprises,&amp;nbsp;et qu'elle&amp;nbsp;met&amp;nbsp;nos superduponts du contre espionnage sur l'affaire. L'opposition ne peut rester sans rien dire, et donc réagit, les journalistes reprennent et commentent, ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite, cela devient étrange, puis ridicule, et enfin complètement grotesque. On s'aperçoit que la direction a surréagi à une information imprécise, que les cadres ont été licenciés par erreur, et qu'il n'y a pas d'affaire... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais même&amp;nbsp;s'il n'y a pas d'affaire, il faut quand même&amp;nbsp;des coupables: la direction de Renault. Ce que je trouve cocasse, c'est qu'on leur reproche exactement&amp;nbsp;ce qu'on ne reproche pas aux journalistes (dont c'est pourtant le métier)&amp;nbsp;et aux politiques: avoir réagi sur la base d'informations peu solides, sans vérifier leurs sources.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, me direz vous, c'est quand même grave, des gens ont perdu leur emploi... Oui, oui, bien sûr... Je lisais hier dans la presse que l'un d'eux a déjà&amp;nbsp;touché 1,2 millions d'euros (en indemnités de licenciement et prime de licenciement abusif). Même s'il avait certainement de l'ancienneté, et sortait sans doute d'une grande école, ça nous fait quand même 75 ans de SMIC, ça... Les deux autres ont été moins chanceux, probablement seulement 25 ans de SMIC, mais ils demandent maintenant des réparations pour le préjudice moral. On parle de 2,4 millions (soit 150 ans de SMIC) pour les deux petits, et 3,2 millions (200 ans de SMIC) pour le gros. Je dois être très bête, ou très jaloux, ou avoir décidément le coeur dur, mais j'avoue avoir du mal à les voir en victimes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la direction, il semblerait que le président s'en tire avec "pas de primes cette année", ce qui, vu les niveaux de salaire et les avantages cumulés par les dirigeants de grands groupes, fait un peu sourire, et le directeur général démissionne, mais on explique déjà qu'en fait, il ne quittera pas le groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce point, il faudrait une conclusion, voire une morale, je n'en vois aucune à cette farce absurde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-8050213155992652759?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/8050213155992652759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/chere-morale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/8050213155992652759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/8050213155992652759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/04/chere-morale.html' title='Chère morale'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-3733174664946865812</id><published>2011-03-22T20:35:00.001+01:00</published><updated>2011-03-23T07:58:15.729+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poesie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='traduction'/><title type='text'>Incapable!</title><content type='html'>En fouinant sur l'Internet, j'ai trouvé cette traduction du Pont Mirabeau, d'Apollinaire, par Richard Wilbur, un poéte américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Under the Mirabeau Bridge there flows the Seine&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Must I recall&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Our loves recall how then&lt;br /&gt;After each sorrow joy came back again&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Let night come on bells end the day&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; The days go by me still I stay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hands joined and face to face let's stay just so&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; While underneath&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; The bridge of our arms shall go&lt;br /&gt;Weary of endless looks the river's flow&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Let night come on bells end the day&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; The days go by me still I stay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;All love goes by as water to the sea&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; All love goes by&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; How slow life seems to me&lt;br /&gt;How violent the hope of love can be&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Let night come on bells end the day&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; The days go by me still I stay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The days the weeks pass by beyond our ken&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Neither time past&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Nor love comes back again&lt;br /&gt;Under the Mirabeau Bridge there flows the Seine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Let night come on bells end the day&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; The days go by me still I stay&lt;/em&gt; &lt;/blockquote&gt;Je l'ai lue, dans ma tête, à voix basse, puis haute, puis dans ma tête encore, j'ai fermé la page, j'y ai repensé, j"y suis revenu, je l'ai relue, j'ai voulu faire autre chose, je n'y suis pas arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sens est préservé, la structure des rimes, l'ordre des mots, ce découpage étrange des phrases en vers, parfois ambigu, qui renvoie à cette eau, et ce temps, qui s'écoulent. On dit que la poésie est intraduisible, c'est faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'a raconté l'histoire d'une étudiante en lettres qui disait : "autrefois je voulais écrire des romans, et puis j'ai lu Anna Karénine". Avant, moi, je voulais traduire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-3733174664946865812?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/3733174664946865812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/incapable.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3733174664946865812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3733174664946865812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/incapable.html' title='Incapable!'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7648840446839363381</id><published>2011-03-16T20:32:00.003+01:00</published><updated>2011-03-16T21:03:58.957+01:00</updated><title type='text'>Courage, vendons!</title><content type='html'>On dit que c'est dans l'épreuve qu'on reconnait ses amis. On dit aussi que c'est face à la catastrophe que les individus révèlent leur courage. Les évènements du Japon me paraissent démontrer l'inverse. Scènes vues sur le bout d'Internet où je traîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les forums chinois, la réaction initiale semble avoir été la joie. Haineuse, vulgaire et nationaliste... Toute répugnante qu'elle soit, cette réaction n'est pas complètement étonnante. La lutte anti-japonaise est un des mythes fondateurs de la République Populaire (je dis mythe, parce pendant la plus grande partie de la guerre, les Communistes étaient installés dans le Nord Ouest, loin des campagnes militaires et des zones envahies). Des centaines de films, de séries télé, ont montré sous tous les angles la cruauté japonaise et le courage des chinois (et, jusqu'en 1998, la corruption des nationalistes, on en parle moins maintenant). Imaginons que depuis cinquante ans, un film français sur deux ou trois raconte les gentils résistants et les méchants nazis, avec des scènes extrèmement explicites, nous n'aimerions pas nos voisins allemands. Ajoutez à cela le patriotisme braillard prôné depuis quelques années par le gouvernement comme remède à la crise. &lt;em&gt;The last refuge of scoundrels&lt;/em&gt;, comme disait l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme souvent sur l'internet chinois, des consignes sont rapidement descendues. On a vu fleurir, un peu partout,&amp;nbsp;une information,&amp;nbsp;toujours la même, appelant à la modération. Pour ce que j'en ai compris, elle est le plus souvent interprétée comme "réjouissons nous, mais ne le disons pas trop fort". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux jours, le discours ambiant, c'est la peur de la radioactivité, et ces salauds de Japonais qui nous polluent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande absente,&amp;nbsp;c'est la&amp;nbsp;compassion. Comme je le disais à une amie chinoise qui s'en désespérait, il est parfois difficile d'aimer la Chine, quand on sait le chinois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même mélange de &lt;em&gt;schadenfreude&lt;/em&gt;, de décence hypocrite, et d'égoïsme,&amp;nbsp;se retrouve dans les milieux d'affaires. Les premiers jours, ils ont vendu, les cours se sont effondrés, puis ils ont "chassé les bonnes affaires" (qu'ils avaient créé la veille, qu'on ne me dise pas qu'il&amp;nbsp;faut du talent pour spéculer en Bourse quand on est un gros opérateur). Ces montagnes russes, très rentables, vont probablement continuer quelques semaines. La pire des situations, pour un financier, ce sont des cours qui ne bougent pas. Une bonne catastrophe naturelle, une crise, une famine, en revanche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'industrie n'est bien évidemment pas en retard. La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a réussi a dire,&amp;nbsp;en l'espace de trois jours, que tout allait bien, qu'il n'y avait pas de risque, puis que c'était très grave. Quand elle déclare, ensuite, que le nucléaire français est sûr, ces&amp;nbsp;propos visionnaires n'aident pas... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDF n'était pas en reste, puisqu'elle communiquait ce matin sur l'aide qu'elle apporte au Japon. C'est bien de le faire, mais s'en vanter, quand on le chantre du tout atome?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, toujours sur l'internet, il y a les médias. Comme les financiers, ils ont horreur du calme. L'époque était déjà rentable, il y avait les élections, Marine, Khadafi,...&amp;nbsp;Le&amp;nbsp;Japon, ce sont des informations en continu, des rumeurs, des démentis, de nouvelles rumeurs, des interviews d'experts, des commentaires d'internautes, des micro trottoirs, et donc, de&amp;nbsp;l'audience !&amp;nbsp;A Singapour, Mediacorp, un grand groupe d'information a envoyé aux annonceurs un courrier les invitant à "profiter de l'audience créée par les évènements". L'affaire a provoqué un petit scandale, et Mediacorp a dû s'excuser. En France, mention spéciale à Lagardère, qui annonçait aujourd'hui le report de&amp;nbsp;l'introduction en bourse de Canal +.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il y a nos politiques. Nathalie Kosciusko Morizet, plus jeune qu'Anne Lauvergeon, mais apparemment guère plus futée,&amp;nbsp;semble prise d'une frénésie de communication. Trois fois par jour, elle fait une déclaration, qui reprend ce qu'on lit sur l'internet. Tout naturelle, ceci&amp;nbsp;lui a permis de passer de la confiance la plus&amp;nbsp;béate, au catastrophisme le plus affligeant. Les Verts ont flairé l'occasion, à une semaine des cantonales, d'exploiter une actualité écologique. Et voila-t-y pas qu'on nous compare Fessenheim et le Japon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, les japonais comptent leurs morts dans la dignité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mon internet, il n'y a qu'un endroit qui m'a fait plaisir: le site d'un jeu vidéo sur la Guerre du Pacifique. Une large partie des membres sont des militaires,&amp;nbsp;d'active ou en retraite, surtout américains, qui rejouent Pearl Harbor et Guadalcanal toute la journée. Là, des messages de sympathie sont apparus dès le premier jour, des appels à aider le Japon, et surtout un hommage à ce peuple, courageux et digne dans l'adversité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7648840446839363381?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7648840446839363381/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/courage-vendons.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7648840446839363381'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7648840446839363381'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/courage-vendons.html' title='Courage, vendons!'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-3620417004434702647</id><published>2011-03-11T16:34:00.003+01:00</published><updated>2011-03-11T18:45:44.649+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>De Marine, des sondages, et de la politique vue comme un spectacle de Guignol</title><content type='html'>&lt;em&gt;Pour Romuald&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week end dernier, un sondage, publié par un quotidien national, a annoncé que Marine, fille de Jean Marie Le Pen, héritière et présidente du Front National, pourrait, si l'on croit les intentions de vote, non seulement être au second tour de l'élection présidentielle de 2012, mais se classer première du premier tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, quand j'ai lu cela, ça m'a fait plaisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca m'a d'abord fait plaisir pour Marine, qui doit être drôlement fière, elle qu'on décrivait comme une "fille de...", qui n'a pas fait l'ENA, une femme de surcroît, à la tête d'un parti pas facile. Parce que je ne les connais pas, mais les aristos moralistes, les anciens de l'OAS, les cathos traditionnalistes, les petits commerçants à la gachette facile, les skins et autres fachos de base, et les retraités apeurés qui forment son électorat, je pense qu'il faut se les fader, au quotidien... Ce n'est pas pour dénigrer Bayrou, mais ça doit être moins reposant, une réunion du bureau politique, au FN qu'au Modem. Arriver comme cela, en quelques années, à un niveau dans les sondages que son parti n'a jamais atteint, ça a du lui faire chaud au coeur, à Marine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi été content pour son père. Ce n'est pas que je l'aime. J'admire son talent de tribun, mais le personnage n'est pas très tentant (et c'est une grosse litote, ça). Mais j'ai moi aussi des filles, et je pense que si l'une d'elle me succédait comme patronne d'un parti fascisant, un peu ringard, et pas facile facile au quotidien, je serait drôlement fier d'elle. (Les filles, si vous lisez ceci, il ne s'agit pas d'un appel à devenir frontistes...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca m'a aussi bien fait plaisir pour la presse, qui est en crise. Nos journalistes, nos penseurs, nos éditorialistes, ont de quoi s'occuper pendant des semaines. Ils vont pouvoir parler de Marine, des sondages, du nouveau visage du FN, des réactions au sondage, des réactions aux réactions... On va pouvoir disserter, s'enflammer, s'indigner, et être tous d'accord. Ca va être leur "finest hour", un "Churchill moment" comme disent les anglais... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, ça m'a fait un petit plaisir égoïste, à moi, qui n'aime pas le FN et ses idées, et qui n'aime la politique que parce qu'elle me rappelle le Guignol, quand j'étais petit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me fait plaisir, parce que je suis convaincu que Marine est en train de couler le FN. Tôt ou tard, la stratégie de respectabilité qu'elle poursuit, qui tranche avec le positionnement extrémiste de son papa, fera du FN un parti de gouvernement, ou renverra son électorat vers la droite de l'UMP ou du parti de droite qui lui succédera. C'est arrivé au PC, c'est arrivé aux Verts, le FN ne peut y échapper. Elle fera avancer certaines de ses idées, mais elle coulera son parti. Le FN sera au second tour, et alors? Il ne sera pas élu. Faire premier au premier tour, ça n'a aucune valeur si on n'est pas élu. (Pour les politiques, je veux dire, pour les journalistes, c'est un splendide marronier, qui refleurira tous les ans, en Mai, voire davantage si on l'entretient soigneusement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me fait aussi plaisir, parce que le grand spectacle de Guignol que nous offre le PS depuis quelques mois, avec ceux qui sont candidats, ceux qui y pensent, ceux qui aimeraient qu'on y pense pour eux, ceux qui envoient bobonne dire qu'ils y pensent, ceux qui attendent de voir qui y pense pour décider s'ils doivent y penser, risque de tourner au feu d'artifice. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un fait établi, tout Socialiste ayant eu un mandat électif ou un maroquin se sent investi d'un destin présidentiel. La seule chose qui le retient, et qui empêche que les primaires ressemblent au casting de la Nouvelle Star, c'est la peur de faire moins que Cécile Duflot, et d'être, après Lionel, après Ségolène, le prochain candidat malheureux du second tour. Oui mais voila, contre Marine, même Julien Dray et Elisabeth Guigou ont une chance. Depuis dimanche, tout le monde est à nouveau candidat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire, alors? Faut il arrêter les primaires, comme le suggérait Michel Vauzelle? La montée d'un parti à qui on reproche d'être antidémocratique se traduirait pas l'abandon d'un processus qu'on nous vante comme un parangon de démocratie? Faut il, comme le demande Ségolène, faire preuve de responsabilité? La réponse est oui&amp;nbsp;(à toutes les questions que pose Ségolène, il n'y a qu'une réponse possible). Mais&amp;nbsp;la difficulté apparait tout de suite après, quand on doit dire, ce que veut dire, "faire preuve de responsabilité". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait bien sur espérer naïvement que tout ceci force&amp;nbsp;une prise de conscience politique, oblige à lancer&amp;nbsp;le débat sur l'économie, la société, l'immigration aussi, à poser les questions désagréables, à imaginer un programme, peut être même à s'y tenir. Alors, le FN, et ses réponses trop simples à des questions compliquées, paraîtraient bien bêtes. Mais c'est beaucoup demander de nos politiques. Il vaut mieux en espérer un agréable divertissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Bon, elle m'agace un peu, Marine, quand même, avec ses conneries, elle va finir par nous faire réélire Sarko, avec sa grosse montre, ses potes qu'ont des yachts, et sa copine qu'elle est drôlement bien foutue, pas étonnant, elle a été mannequin, avant...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-3620417004434702647?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/3620417004434702647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/de-marine-des-sondages-et-de-la.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3620417004434702647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3620417004434702647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/de-marine-des-sondages-et-de-la.html' title='De Marine, des sondages, et de la politique vue comme un spectacle de Guignol'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-6236668858397834412</id><published>2011-03-07T10:14:00.004+01:00</published><updated>2011-03-07T11:52:18.170+01:00</updated><title type='text'>Die Hard en Syldavie</title><content type='html'>Après la mort des époux Ceauscescu, les médias avaient longuement montré le marbre dans leur salle de bain. Après la chute de Marcos, aux Philippines, on avait jasé sur la collection de chaussures de sa femme, Imelda. Et puis, il y a eu les millions en France et en Suisse de Bokassa, de Duvalier, d'Houphouet, ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est fini tout cela. Aujourd'hui, un petit joueur comme Ben Ali prend 3 milli&lt;strong&gt;ard&lt;/strong&gt;s, un Moubarak 40, et on parle de 120 pour Khadafi. On évoque 40 pour Poutine. Pour la Chine, on ne sait pas, mais vu la taille de l'économie, on peut imaginer quelques "belles réussites".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, quand on parle de milliards, on a du mal à se faire une idée. Voici quelques éléments, tirés du classement Forbes (qui va avoir besoin d'un lifting).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2010,&amp;nbsp;les plus grandes fortunes mondiales, c'était, en gros (j'arrondit tout à la dizaine de milliards, on ne va pas chipoter):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- un trio de tête (Slim, Gates, Buffet), tournant dans les 50 milliards de dollars&lt;br /&gt;- une quinzaine de familles entre 20 et 30,&amp;nbsp;avec des gens comme Mittal et Bernard Arnault, Liliane Bettencourt est dans les 20, &lt;br /&gt;- un petit millier de fortunes entre 20 et 1, la famille Dassault vers 8, les Bouygues vers 3, Bolloré un peu au dessus de 1...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fortunes de dirigeants (à l'exception de Ben Ali, décidément, il était pas doué, Ben Ali) les placent donc dans le Top 5 mondial, voire, pour Khadafi (et même si les estimations doivent être divisées par deux) au sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A&amp;nbsp;l'heure de la lutte contre le blanchiment, il semble très douteux que de telles sommes (qui n'étaient certainement pas déposées à la Caisse d'Epargne de Tripoli, au Crédit Municipal du Caire, ou à la Banque Populaire de Moscou) soient restées inconnues des dirigeants occidentaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semblerait donc logique qu'un débat naisse, en Europe, en Amérique du Nord, sur le soutien passif qu'on apporte à ces régimes, les moyens d'y mettre fin, et sur l'attitude à tenir vis à vis de ce genre de pratiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cela pose une question intéressante sur ces régimes autoritaires dont on nous répète à l'envi qu'ils sont une alternative viable à nos démocraties essoufflées. S'il apparaissait finalement que le propre de ces régimes émergents, c'est justement le fait qu'un petit nombre profite de l'absence de transparence du système pour s'accaparer la richesse nationale, ne devrait on pas les combattre, ou tout du moins&amp;nbsp;ne pas leur donner&amp;nbsp;sur la scène internationale&amp;nbsp;un poids qu'ils ne méritent pas&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'au fond, quelle est la différence entre la Birmanie et sa Junte, et l'Egypte, ou la Russie? Pourtant, celle-ci est au ban de la société&amp;nbsp;internationale, alors que celles là sont considérées comme des interlocuteurs viables. Peut-on imaginer que des individus qui agissent de la sorte avec leur pays puissent jouer un role constructif dans les institutions internationales?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens qu'à ce point, on va m'accuser d'imposer des "normes occidentales", ou me dire "oui mais vous" (enfin, là, je ne risque pas grand chose: personne ne lit ce blog). Aux normes occidentales, j'aurais tendance à répondre qu'on est justement ici dans le cas inverse : ce sont les Lybiens, ou les Egyptiens,&amp;nbsp;pas la CIA, qui chassent leurs brigands en chef, pourtant soutenus par l'occident. Et les principales critiques contre la corruption chinoise ne viennent pas de Paris ou de Washington, qui semblent s'en accommoder, mais de Chine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui mais vous", c'est&amp;nbsp;le thème de cet article. Si Moubarak avait accumulé quelques millions, ce serait choquant, mais classique. C'est parce que ces fortunes n'ont pas de sens commun,&amp;nbsp;et font de&amp;nbsp;n'importe quel dictateur de province une des premières fortunes mondiales&amp;nbsp;qu'on en parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Pourquoi Die Hard? Parce que c'est au fond comme dans les quatre films de la série : le méchant prétend toujours agir pour des raisons politiques, mais à la fin, on se rend compte que c'est juste un grand cambriolage.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-6236668858397834412?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/6236668858397834412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/die-hard-en-syldavie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6236668858397834412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6236668858397834412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/die-hard-en-syldavie.html' title='Die Hard en Syldavie'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7404761076789088578</id><published>2011-03-02T02:58:00.002+01:00</published><updated>2011-03-02T09:15:39.637+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poesie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Doute</title><content type='html'>Un poeme de Duo Yu, traduit il y a quelque temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Doute&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il piétine mon ombre avec férocité&lt;br /&gt;Et mon cœur se serre&lt;br /&gt;Je lève les yeux, j’aperçois ce visage&lt;br /&gt;Moitié sourire, moitié noirceur&lt;br /&gt;Narines dilatées qui sentent un peu la pourriture&lt;br /&gt;Il pointe du doigt, devant nous&lt;br /&gt;Alors je baisse la tête&lt;br /&gt;A cet instant, le soleil est terrible&lt;br /&gt;Et mon ombre toute petite &lt;/blockquote&gt;A l'époque, le blog de Duo Yu avait été fermé. C'était juste après le Nobel de Liu Xiaobo, et il y avait été un peu fort... Du coup, je n'avais plus accès à ses poèmes récents. Mais je voulais traduire du Duo Yu, alors j'avais trouvé des "vieux" poemes, sur un site...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si ma traduction est fidèle... Je sais qu'elle n'est pas complètement fausse, mais elle donne une interprétation, mon interprétation,&amp;nbsp;du texte chinois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce poème me parle parce qu'il évoque l'insatisfaction qu'on ressent, quand on vieillit, vis à vis de ce que l'on fait. Ce visage moitié sourire moitié noirceur, c'est moi, qui regarde mon travail, le méprise, et m'humilie, piétinant mon ombre. Ce poème me plait parce qu'il parle de l'âge. Au fond, la jeunesse, c'est cette certitude naive&amp;nbsp;que tout ce qu'on fait est bien, et digne d'intérêt. Les années amènent le doute, puis le mépris. La vieillesse, c'est le moment où l'on préfère se taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yu Jian dit la même chose, mais&amp;nbsp;plus gentiment: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Quand on travaille&lt;br /&gt;Il y a toujours quelque chose, derrière ou à coté&lt;br /&gt;Qui regarde sans dire un mot&lt;br /&gt;Ou bien fait des grimaces&lt;br /&gt;Mais dont on n’a pas le temps de s’occuper&lt;br /&gt;Peut être que c'est quelque chose n’a pas encore de langue&lt;br /&gt;Peut être, quand j’aurai terminé&lt;br /&gt;Il lui en poussera une&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Je crois que je préfère l'âpreté de Duo Yu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si ma traduction est fidèle. Je pourrais interroger l'auteur, mais je crois que je n'en ai pas envie... Peut être que ce que j'aime dans la traduction, c'est justement&amp;nbsp;le mélange de&amp;nbsp;cette irresponsabilité&amp;nbsp;de n'être pas l'auteur, et de cette infidélité potentielle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7404761076789088578?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7404761076789088578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/doute.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7404761076789088578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7404761076789088578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2011/03/doute.html' title='Doute'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7531472130943747387</id><published>2010-09-13T01:05:00.000+02:00</published><updated>2010-09-13T01:05:37.553+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='roman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='traduction'/><title type='text'>Statistiques littéraires</title><content type='html'>C'est magique Word... Il y a un bouton statistiques, qui nous donne plein de chiffres qu'on ne sait pas exploiter. Grâce à lui, j'ai appris que &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le roman que je traduis fait 275 500 caractères&lt;br /&gt;- Je traduis environ 10 000 caractères par semaine, ou 1500 par jour&lt;br /&gt;- Dans sa version actuelle (un peu plus qu'un mot à mot, un peu moins que du français), 1000 caractères représentent 750 mots, donc je traduis environ 1125 mots par jour...&lt;br /&gt;- Ce soir, j'ai déjà traduit (dans mon mot à mot) 99 456 caractères, ce qui représente (en francais) 75 493 mots, ou 343 886 signes (hors espaces), ou 418 881 signes avec espaces.&lt;br /&gt;- et cent pages, 700 paragraphes, 5000 lignes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bouton est bien nommé, c'est des vrais statistisques ça: impressionnante, apparemment rigoureuses, mais totalement inexploitables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, ces statistiques ne sont pas inutiles... En y réfléchissant, on apprend des choses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Que le roman traduit, devrait comprendre près de 210 000 mots, cela devrait en fait être un peu moins, car la version finale est toujours un peu plus compacte que le mot à mot. Au total, ca nous fait quand même dans les 800 pages, un beau pavé... &lt;br /&gt;2- Qu'au rythme actuel, une passe de traduction, prend environ 28 semaines, soit un peu plus de 6 mois. J'envisage trois "passes" (une première traduction complète en mot à mot, une relecture texte chinois sous les yeux, pour en faire un français correct, puis une troisième relecture franco française, pour le style et les notes), donc ca nous fait 18 mois&lt;br /&gt;3- Que, toujours au rythme actuel, je traduis environ 28 pages (de français) par semaine (ou 4 par jour)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fascine, c'est que de toutes mes activités, la traduction est probablement la plus quantifiable. Je serais incapable de produire de telles statistiques pour mon activité professionnelle... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est curieux, quand on y pense la productivité informatique se mesure mal, la productivité littéraire plutôt bien...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7531472130943747387?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7531472130943747387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/09/statistiques-litteraires.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7531472130943747387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7531472130943747387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/09/statistiques-litteraires.html' title='Statistiques littéraires'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-6267146481436090829</id><published>2010-09-12T13:23:00.000+02:00</published><updated>2010-09-12T13:23:10.790+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='traduction'/><title type='text'>Divisions administratives</title><content type='html'>En&amp;nbsp;Chine contemporaine, il y a&amp;nbsp;quatre niveaux de découpage adminitratif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le niveau provincial 省级 (30 provinces) &lt;br /&gt;le niveau préfectoral 地级 (333 "préfectures")&lt;br /&gt;le niveau cantonal/du district 县级&amp;nbsp;(environ 2850 districts)&lt;br /&gt;le niveau communal 乡级 (environ 40 000 communes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dessous, il y a un niveau villageois 村级, qui comprend plus de 700 000 villages et villes, mais n'est pas un découpage officiel. Il existe néanmoins pour la poste, le recensement, et les structures du Parti, et on a des chefs de village et des sécrétaires locaux du Parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chacun des 4 niveaux se trouve un gouvernement (政府), avec un gouverneur, des vice-gouverneurs, et une structure du Parti, dirigée par un secrétaire (ou un premier secrétaire). Chaque entité a une capitale ou chef lieu, ou siège de gouvernement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la pratique, chacun de ces niveaux a des noms différent suivant qu'on est dans les villes, les campagnes ou dans des régions de minorités ethniques. Dans les campagnes, les quatre niveaux sont : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la province (省)&lt;br /&gt;- la préfecture (市) qui correspond à la grande ville la plus proche&amp;nbsp;(市 désigne aussi une municipalité)&lt;br /&gt;- le canton/district (县) c'est le niveau local important&lt;br /&gt;- le village/la commune (乡)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dictionnaires chinois donnent les traductions suivantes: 县=district, 乡=canton. En anglais, on fait 县=county, 乡=township. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A titre de comparaison, voici le découpage francais : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regions (26) / Départements (100) / Arrondissements (342) / Cantons (4 000) / Communes (36 000)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même découpage en communes, cantons et arrondissements existe en Belgique, La Suisse a des cantons, divisés en districts et en communes. Le Québec des comtés (counties) et des municipalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour traduire ce découpage, je suis assez tenté de conserver les quatre niveaux : province / préfecture / canton / commune (quitte à ne pas utiliser les traductions officielles, j'avoue ne pas toujours comprendre cette volonté toute chinoise de réglementer les traductions). On dira donc : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;省 : province, provincial, son siège est la capitale provinciale, elle est dirigée par un gouverneur&lt;br /&gt;市 : préfecture, son siège est la municipalité/ville, elle est dirigée par un préfet (?), ou un maire quand il s'agit d'une ville&lt;br /&gt;县 : canton, son siège est le chef lieu de canton, et on a un chef du gouvernement cantonal&lt;br /&gt;乡 : commune, ou village, le chef est un maire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-6267146481436090829?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/6267146481436090829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/09/divisions-administratives.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6267146481436090829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6267146481436090829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/09/divisions-administratives.html' title='Divisions administratives'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-4377785782394969475</id><published>2010-09-07T14:20:00.001+02:00</published><updated>2010-09-07T14:28:01.200+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='math'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>62 ans</title><content type='html'>Depuis le début, cette affaire m'étonne, toujours ma manie de faire des calculs coin de table. L'âge minimum de liquidation passe de 60 à 62 ans, et tout le monde hurle. Je comprends le symbole, pas la logique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'explique. Le départ en retraite dans de bonnes conditions est déterminé par deux choses : l'âge de la personne, et le nombre de trimestres de cotisation. Si on n'a pas tous ses trimestres, la pension de retraite se réduit nettement. Si on les a, ca ne suffit pas, il faut un âge minimal. C'est ce dont on parle, aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au régime général, toute personne née après 1952 (c'est à dire tous les moins de 58 ans cette année), doit avoir cotisé 164 trimestres, soit 41 ans. Pour partir à 60 ans, il faut avoir travaillé sans interruption depuis l'âge de 19 ans. Si on prend en compte &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- l'allongement des études (très peu travaillent avant 18 ans)&lt;br /&gt;- le chomage des jeunes (peu trouvent du travail tout de suite)&lt;br /&gt;- le chomage en général, notamment dans le monde ouvrier (qui peut se traduire par des trous dans la carrière), &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces 41 ans à 60 ans ne représentent pas beaucoup de monde, et surtout de petits salaires (et donc de petites retraites). Pas de quoi boucher un si grand trou.&amp;nbsp;Pourquoi cette mobilisation, alors?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ceci dit, ca montre quand même le caractère inique de cette réforme : qui met à contribution ceux qui ont fait le moins d'études, ont souvent les métiers les plus durs, etc...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela n'explique pas ce grand élan syndical...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf si, sauf si... on se souvient que les 164 trimestres sont un critère du régime général, comme cette étrange idée qu'une année pourrait faire 4 trimestres... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, un conducteur de train (je vous parie que c'est la même chose pour le métro) a des années de 5 trimestres... En 20 ans, il cotise donc 25, et ses 41 ans (en fait son régime en demande moins, mais bon), n'en représentent que 33... Et là, 60-33=27, il y&amp;nbsp;a plus de monde concerné (je vous passe les bonifications pour enfants, et autres...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne conteste pas, bien sur, j'ai vu la Bête Humaine, et devine la quantité de charbon qu'il faut pelleter pour faire avancer le TGV... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les autres catégories concernées, nous avons les controleurs aériens, qui disposent du même genre de bonifications (en marge de leurs horaires de travail généreux), et les enseignants, qui peuvent racheter des trimestres à un taux assez préférentiel (ce truc me fascine : acheter du temps, on se croirait dans un roman fantastique du 19eme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors finalement, cette grande mobilisation c'est pour quoi? Ca m'agace un peu, je comprend qu'ils défendent leur gamelle, mais de là à&amp;nbsp;nous faire croire qu'ils font ca pour nous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore que, hier, j'ai fait mon compte, et&amp;nbsp;découvert qu'entre le service militaire (trois ans grace à ma brave école) et mes débuts professionnels assez tôt, j'aurai mes 41 vers 61 ans... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;61 ans, putain! Attendez moi les mecs, j'arrive... moi aussi je suis solidaire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-4377785782394969475?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/4377785782394969475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/09/62-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/4377785782394969475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/4377785782394969475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/09/62-ans.html' title='62 ans'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7628808549972676244</id><published>2010-08-31T22:24:00.002+02:00</published><updated>2010-09-01T07:56:28.242+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='entreprise'/><title type='text'>Victime désignée</title><content type='html'>Réunion ce matin. Elle n'a duré que deux heures, mais son coût a dû être prohibitif... Nous étions trois, et il devait y avoir 8 représentants du client autour de la table. Le chef de projet, son adjoint, un informaticien au rôle indéterminé, un chargé de liaison avec un autre intervenant, et la direction scientifique du client en force (la chef, la sous chef, et deux grouillottes), il en manquait encore un ou deux, présents en pensée, car encore en vacances (je ne sais pas combien de vacances ils ont... depuis Mai, ils sont tous là à mi-temps...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois points de l'ordre du jour auraient dû être traités par e-mail: deux demandes de fourniture d'informations (déjà acceptées par téléphone), et une question méthodologique (préciser une méthode de calcul sur laquelle on bavasse depuis 3 mois...). Mais une réunion ça ne se refuse pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et effectivement, on a eu une belle réunion. Ca a commencé par le traditionnel tour de table. Chacun se nomme et dit ce qu'il fait. J'adore cet exercice, parce qu'il est profondément inutile : en fin de réunion, on a oublié le nom des quelques intrus qu'on ne connaissait pas avant et qui n'ont de toutes façons pas ouvert le bec, et on se souvient des autres, vu qu'on les connaissait avant... Mais c'est la tradition, c'est important la tradition, ça fait gagner les batailles (ou peut être que ce sont les rangers bien cirées, je ne me souviens plus...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai intérêt du tour de table, c'est que ca permet à la puissance invitante de se dispenser d'introduction : quand chacun s'est présenté, il devient très facile de passer la parole à la personne de son choix. Ca lui évite un début d'autant plus laborieux qu'elle est consciente de&amp;nbsp;l'inutilité de la réunion (les deux premiers points sont déjà réglés par téléphone, et elle devine comme moi la décision qui sera prise sur le troisième).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La puissance invitée prend donc la parole, et commence à se plaindre. Ca aussi, c'est une tradition : dans toute bonne réunion, le fournisseur doit geindre, se plaindre et se faire plaindre. Plus la réunion est inutile, plus il faut le faire&amp;nbsp;: cela convaincra le client qu'il a bien travaillé, en "remotivant" son interlocuteur (plus on monte dans la hiérarchie, plus les cadres considèrent qu'ils ne sont pas chargés de travailler mais de motiver leurs équipes, leurs fournisseurs, leurs partenaires... c'est presque la définition contemporaine du management)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ce second intermède conventionnel, on entre dans le vif du sujet: le premier point de l'ordre du jour. Dès l'énoncé, un mouvement de panique parcourt la direction scientifique. La demande les concerne, et est assez banale, il s'agit de produire un document assez simple et dont l'intérêt est manifeste. Mais elle implique du travail,&amp;nbsp;pas&amp;nbsp;mal d'attention, et donc des risques de se tromper. Il ne s'agit pas de coordonner, de diriger, mais bien de faire, de produire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef de projet jette un regard placide: c'est une demande simple, de bon sens, aucun problème. Il la trouve d'autant plus simple qu'elle n'est pas de son ressort. Chez les scientifiques, la tension est palpable, chacun regarde son voisin, espérant qu'il réponde. L'un des responsables commence une explication torturée sur la difficulté de la tâche, l'impossibilité d'une réalisation rapide... Le fournisseur tient prête la réponse cinglante qu'il a préparée (ce matin devant sa glace) à cette objection banale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tout d'un coup, le miracle se produit.Une des grouillottes, arrivée récemment et&amp;nbsp;peu au fait des traditions professionnelles, explique qu'elle va s'en charger. Dix sourires cruels se tournent vers elle: voici la victime !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que quelqu'un s'en charge, chacun s'accorde a déclarer la tâche prioritaire. La malheureuse victime accepte les délais ridicules qu'on lui donne. Le point un est expédié en deux temps trois mouvements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe au second point, il faut également travailler, mais la panique est retombée. Instantanément, tous les regards se tournent vers la victime. Je ne sais pas si elle se rend compte. Peut être croit elle que c'est sa chance... J'ai un peu honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes façons, même si elle comprenait, la dynamique est en place, elle ne peut maintenant y échapper : toute demande impliquant un travail ingrat ou dangereux lui sera confiée. Et en récompense, elle sera probablement chargée du compte rendu de cette réunion, qui consacre sa défaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, l'ordre du jour n'a que deux points laborieux. Le troisième, méthodologique, implique forcément ses chefs. Il s'agit de penser, de parler de mathématiques, là, les grouillots se taisent et écoutent la Parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La directrice scientifique prend donc la parole, pour expliquer que, revenant de vacances, elle n'a pas réfléchi au problème. Ca détend l'atmosphère mais c'est une mauvaise ouverture... Elle espère peut être qu'une bonne âme fournira une solution toute prête. Peine perdue. La réunion s'achève sur la demande d'un délai de réflexion, forcément accordée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef de projet peut alors conclure, expliquer que c'était une réunion nécessaire et utile, qu'il reste à notre disposition pour en organiser d'autres (ben voyons!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde se quitte, je suis un peu triste pour la victime. Elle va maintenant écoper de toutes les sales missions. Si j'étais courageux, je lui dirais, démissionne, vite, ta vie va devenir un enfer... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps tiendra-t-elle?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7628808549972676244?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7628808549972676244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/victime-designee.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7628808549972676244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7628808549972676244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/victime-designee.html' title='Victime désignée'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-413769917483915808</id><published>2010-08-26T22:05:00.000+02:00</published><updated>2010-08-26T22:05:53.711+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeux'/><title type='text'>Wargames</title><content type='html'>Peut être le plus étrange de mes passe temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas passionné par les armes et les soldats, je n'aime pas les films de guerre, je garde un souvenir mitigé de mon passage sous les drapeaux, je n'ai pas un goût prononcé pour l'ordre social, les hommes les vrais m'ennuient, comme pas mal de sujets virils (à commencer par le foot et la mécanique). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, périodiquement, je reviens aux wargames, avec leurs cartes à hexagones, leurs petites pieces en carton bon marché, les affreux dessins de leurs&amp;nbsp;couvertures, leurs noms un peu ridicules, leur intérêt suspect pour l'armée allemande et ses unités d'élite, pour les caractéristiques techniques des systèmes d'armes et le détail des ordres de bataille...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y suis venu, à l'adolescence, par les jeux de sociétés. Les wargames étaient des jeux compliqués, bien plus que tout ce que j'avais rencontré jusque là. Maîtriser cette complexité, en lisant des règles de la taille d'un livre (et écrites en anglais...), mener des parties, solitaires, pouvant s'étaler sur des semaines, me paraissait un défi bien plus intéressant que lire un gros livre, progresser en sport, ou réussir en classe. Ensuite, sont arrivés les jeux de rôle, tout aussi prenants et complexes, mais plus acceptables socialement. Alors j'ai rangé mes wargames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont revenus dix ans plus tard. Avec le temps, et l'amour des maths, l'intérêt s'était déplacé. J'aimais en eux les modèles complexes, capables, au travers de règles déterministes, de simuler des évènements imprévisibles,&amp;nbsp;et de forcer les joueurs a adopter un comportement "historiquement plausible". J'aimais aussi cette implication gratuite, le temps passé à apprendre les règles d'un seul jeu, puis à jouer patiemment, des jours, des semaines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que les jeux, c'étaient les systèmes, leur variété,&amp;nbsp;qui me plaisaient. Alors, je me suis mis à collectionner de plus en plus de jeux. J'essayais de&amp;nbsp;jouer certains, d'autres étaient juste lus, d'autres enfin, gardés, pour des jours meilleurs, ou achetés pour la beauté de la collection. A la fin j'en avais plus d'une centaine, qui occupaient le grenier de ma maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, un jour, j'ai quitté cette maison,&amp;nbsp;en laissant derrière tout ce qui prenait de la place: mon piano, mes livres, mes partitions, mes wargames... J'ai recommencé une vie où il n'y avait pas de grande pièce vide au grenier, pas de piano, ni&amp;nbsp;de partitions, juste une petite bibliothèque avec quelques livres. Une vie sans wargames, où des nouveaux centres d'intérêt avaient remplacé les précédents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas qu'on puisse refaire sa vie, encore moins en changer. Certains goûts, certaines passions, connaissent des éclipses, mais reviennent forcément car ils nous définissent. Dix ans plus tard, j'ai eu une maison avec un grenier, et de l'espace sur mes étagères. Et cette année, en Février, j'ai acheté un piano. C'était certain, les wargames allaient revenir... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est arrivé la semaine dernière. De façon un peu inattendue, toute ma collection est réapparue chez moi. Toutes ces boites moches, qui sentent le renfermé après avoir passé 10 ans dans un grenier, sont là, dans une pièce, et me regardent les ouvrir, feuilleter des règles, déplier des cartes à hexagones, pousser des bouts de carton... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rideau se lève donc sur l'acte trois, et je me dis que cette fois, je vais peut être essayer d'y jouer, pour changer... J'ai la place, je peux prendre le temps. En restant raisonnable, je dois pouvoir jouer à trois ou quatre jeux par an. Pour une centaine de jeux (90 je crois, mais j'en achèterai probablement encore quelques uns, je me connais...), ca nous fait une trentaine d'année, et 45+30...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-413769917483915808?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/413769917483915808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/wargames.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/413769917483915808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/413769917483915808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/wargames.html' title='Wargames'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-6989352484818759675</id><published>2010-08-25T22:14:00.006+02:00</published><updated>2010-08-26T14:08:12.337+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conrad'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lecture'/><title type='text'>Nostromo</title><content type='html'>Un roman qui ferait un bon film, c'est généralement une histoire pauvre et des personnages creux. Un film qui ferait un bon roman, ce sont ces incontournables qu'on se force à aller voir à 20 ans, en VO,&amp;nbsp;dans les salles d'art et d'essai - surtout d'essai - et qui font qu'on est heureux de vieillir, parce que, la confiance venant, on ne se sent plus contraint à ces pénitences culturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En refermant ce livre, je me suis dit qu'il ferait un bien mauvais film, et donc, probablement, un bon roman... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il y a tous les ingrédients d'un Fort Saganne,&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;d'un Indochine. Des pays lointains, de l'argent, des femmes de tête, des jeunes premiers, une révolution, et même un trésor et une île déserte. Et puis il&amp;nbsp;y a la puissance évocatrice de Conrad. Il suffit de&amp;nbsp;cinq pages, lues à la sauvette, dans un train de banlieue, même en hiver, sur fond de conversation téléphonique, le journal de son voisin sous le nez, dans les relents de café et de tabac froid d'un cadre moyen en costume marron. Cinq pages - même pas attentives -&amp;nbsp;et on s'attend, à la sortie de l'escalator, à trouver une place entourée de maisons blanches, avec des fenêtres un peu rondes, et des tourelles, et des indiens en carrioles qui vont vendre des légumes, et une église, blanche&amp;nbsp;aussi, avec une grosse porte en bois sombre, et des collines pelées autour, des plantes grasses et des fleurs dans les jardins, des grilles en fer forgé... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Et là, on réalise que la Plaza de l'Alma, ben, c'est la Place de l'Alma, avec ses vieux touristes qui prennent le petit déjeuner en terrasse en regardant passer les voitures, les CRS devant les ambassades, qui jouent à la DS dans leur guérite, les taxis qui font la queue, les touristes se font prendre en photo devant la porte d'Yves Saint Laurent, avec leur jean qui les boudine et leur bide qui passe dessus, ou leurs jambes si maigres sur leurs talons haut qu'on se sent un&amp;nbsp;peu mal à l'aise, comme devant une grand mère malade dans une chambre d'hopital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Et là, on se dit que Paris, au fond, c'est un peu surfait, et qu'il est drolement fort, ce Conrad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, de chapitre&amp;nbsp;en chapitre,&amp;nbsp;Conrad s'ingénie à casser la magie. Le jeune premier se retrouve seul sur une île déserte, à la fin d'un chapitre? On n'en reparle plus, ou juste un peu à la fin, à un moment où son histoire n'a plus d'intérêt. La révolution arrive à son point culminant? Le chapitre suivant s'ouvre 20 ans plus tard, quand l'intensité qu'on attendait (et qu'on avait préparée pendant 50 pages) est retombée. On nous résume alors,&amp;nbsp;assez platement ce qui aurait aisément motivé un second tome. Un mystère entoure&amp;nbsp;tel personnage? Il ne sera pas résolu, mais on évoquera un autre trait de son caractère, sans rapport, à moins que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce souci de briser la chronologie, de torpiller tout suspens, se retrouve dans la psychologie des personnages. Dès le début, on nous présente des caractères tranchés. Tout romancier normal les mènerait à leur conclusion logique, ou à un changement brutal, sous la pression des évènements. Conrad les conserve, inamovibles, parfois à contre emploi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le coup, ca m'a évoqué une série TV qui "continuerait" pendant la publicité, au lieu de reprendre, bien sagement, là où l'on avait laissé l'action, à la fin de l'écran. Ou, pour prendre un exemple littéraire, un Da Vinci Code dont on aurait un peu mélangé les chapitres, et perdu quelques feuillets, faisant qu'aucun des minisuspense qui finissent chaque chapitre (au format "métro":&amp;nbsp;6 stations) ne trouve sa conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En refermant le livre, je me suis dit que ce procédé était très moderne (Nostromo date de 1904, mais on pense à Marelle). Mais en y repensant, il me parait au contraire très daté, d'une époque qui ne connaissait ni cinéma, ni télévision,&amp;nbsp;ni Proust. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut être que Conrad est l'aboutissement&amp;nbsp;du roman du 19eme, privilégiant action et technique narrative, quand les générations suivantes se concentreront sur la psychologie et "l'image choc".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-6989352484818759675?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/6989352484818759675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/nostromo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6989352484818759675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/6989352484818759675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/nostromo.html' title='Nostromo'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-8544377633643592262</id><published>2010-08-04T01:29:00.004+02:00</published><updated>2011-03-12T11:32:51.974+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>Les excités</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;There is no greater community of spirit than that between the artist and the listener at home, communing with the music. (Glenn Gould)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;L'idée romantique que l'on se fait de l'artiste, habité par son oeuvre, ayant l'air d'un fou, en musique, ca donne quelque chose comme cela...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ubVVSWHkxs8&amp;amp;feature=related"&gt;Lang Lang&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=0sPxr539mts"&gt;Kissin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas de mauvais pianistes, et je n'ai pas eu de mal à trouver ces exemples : presque tout le monde fait ça, de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca n'a pas toujours, forcément, été le cas. Voici&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=TkxcDMUpBN0"&gt;Rubinstein&lt;/a&gt; (jeune), dans le même morceau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez vu? il ne gesticule pas, il ne lève pas les yeux au ciel, il ne fait pas de grimace. Et pourtant, ça "fonctionne".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même genre, voici &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=RnbxpvfISkc"&gt;Furtwangler&lt;/a&gt; dirigeant l'ouverture de Don Juan, et voici &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nemAKvtXL8w"&gt;James Levine&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On imagine aisément que pour diriger cela, il faut faire de grands gestes. Furtwangler prouve le contraire: sa version, peu spectaculaire à regarder, est pourtant nettement plus dramatique, plus "grande", que celle de Levine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait multiplier les exemples, auxquels il faudrait ajouter les versions "scénarisées" comme &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=TF5DuLqYgtA&amp;amp;feature=related"&gt;celle ci&lt;/a&gt; (avant, j'adorais cette chanson et j'adorais Bostridge, mais depuis que j'ai vu cela, je n'arrive plus à les prendre au sérieux...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pourquoi? Pourquoi tout ce kitsch, ces clips adolescents, ces gesticulations qui évoquent André Rieu et Richard Clayderman? La musique classique rebute, parce qu'elle est (dit on) difficile d'accès, la rendre ridicule ne va pas l'aider...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, peut être que Gould avait raison, qui pensait que le disque, plus honnête, rendrait le concert inutile. Aujourd'hui, si l'on veut écouter de la musique, concentré, dans les meilleures conditions possibles, il faut rester chez soi, et mettre un disque. Le son sera meilleur, il n'y aura pas de fausses notes, pas de toux ni d'éternuement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, alors, aller au concert? Peut être, pour le spectacle, pour voir les artistes gesticuler. Et comme les salles sont grandes, il faut en faire des tonnes, pour que tout le monde puisse bien voir. En fin de compte, la musique, et la qualité de ce qu'on entend, n'est pas le plus important (de toutes facon, on aura mieux à la maison).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci expliquerait cela...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a au début de Fitzcarraldo une scène étrange, où l'on voit Caruso et Sarah Bernhardt se produire dans un opéra. Comme elle ne pouvait pas chanter, elle joue en playback, pendant qu'une vraie chanteuse se produit dans la fosse, avec l'orchestre. Peut être est ce l'avenir du concert classique...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-8544377633643592262?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/8544377633643592262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/les-excites.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/8544377633643592262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/8544377633643592262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/08/les-excites.html' title='Les excités'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7513521192009598555</id><published>2010-07-30T22:25:00.000+02:00</published><updated>2010-07-30T22:25:43.181+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Signes extérieurs de chinois</title><content type='html'>Ca fait 25 ans que je fais du chinois, un quart de siècle, plus de la moitié de ma vie... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis du chinois à peu près tous les jours, à une époque je le parlais plus que l'anglais. Au fil des années, j'ai accumulé des souvenirs, des connaissances, des objets aussi, pourtant dans ma maison, les chinoiseries sont rares. Je n'ai pas de meubles chinois, pas de calligraphies au mur, aucun des signes que n'importe quel pékin ayant fait une année de langues O ou 2 ans d'expatriation possèdera à foison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici une petite liste de mes "signes extérieurs de chinois", dans l'état actuel de la maison&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Le long de la rue, une haie de bambous. Ce n'est pas très distinctif, il y en a pas mal dans le coin, mais c'était délibéré&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- dans le salon, tout en haut d'un meuble (à cause des petites), quelques bibelots. Ces bibelots me viennent de mes grand parents, qui, en bon bourgeois, collectionnaient les chinoiseries, mais mon intérêt pour la Chine m'a donné la préférence lors de l'héritage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- un peu plus bas, un ancien livre de traduction de poèmes des Tang (par Judith Gauthier, la fille de Théophile). Pareil, il appartenait à ma grand mère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- dans les affaires des petites, des coloriages en chinois que j'ai ramenés de Singapour il y a trois ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- quelques livres dispersés dans mes affaires : un haizi, un gao ertai, un gros dictionnaire, deux livres que mon fils m'a ramenés de Chine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6- dans le garage, un chapeau de rizière, toujours ramené par mon fils, que ma femme utilise parfois pour jardiner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est assez amusant, au fond, ces chinoiseries qui m'occupent tant sont à peu près invisibles chez moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7513521192009598555?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7513521192009598555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/signes-exterieurs-de-chinois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7513521192009598555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7513521192009598555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/signes-exterieurs-de-chinois.html' title='Signes extérieurs de chinois'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7643452700659377214</id><published>2010-07-28T14:48:00.003+02:00</published><updated>2010-07-28T16:32:48.422+02:00</updated><title type='text'>Fitzcarraldo</title><content type='html'>J'ai vu ce film hier soir, et depuis, j'y pense...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aime pas le cinéma. Quand j'y vais, je suis presque toujours déçu. Les personnages manquent d'épaisseur, l'image, l'enchainement des scènes étouffent l'imagination, et les histoires, faites pour tenir en 90 minutes, soit sont trop linéaires, soit enchaînent les rebondissements à un rythme déraisonnable. Du coup, j'en finis par n'apprécier que les séries (qui, comme elles ne sont pas écrites d'avance, laissent la place à l'imagination) et les films d'action pure (qui n'ont pas besoin de  crédibilité, ni pour les personnages, ni pour le scénario). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres films m'ennuient, parce qu'ils fixent invariablement la barre très haut, pour ne servir qu'un ramassis de lieux communs et de demi idées. A la sortie, je me dis toujours que ca aurait pu faire soit un bon roman, soit un bon jeu vidéo, mais que le film était inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, il y a des exceptions, et Fitzcarraldo en est une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cela devait être écrit, ça ferait probablement une bonne nouvelle (mais un mauvais roman). Les personnages sont presque inexistants, sauf le héros, qui est stylisé à l'extrème. L'histoire est intéressante, parce que parfaitement gratuite, et pourtant très marquante, grâce aux nombreuses "sous histoires" qui s'y cachent : l'opéra dans la jungle, les jivaros le prenant pour un dieu, les grands travaux pour le passage du bateau, chacun de ces éléments pourrait faire un film, mais Herzog semble préférer les laisser en arrière plan. Ce qui reste, c'est quelque chose d'un peu gratuit, qui montre tous ces scénarios avortés, sans en choisir aucun, et s'achève en nous ramenant au point de départ, la tête pleine de visions mais les mains vides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut être là le génie du film, résumé très joliment à la fin dans l'histoire de Fitzgerald sur la découverte du Niagara. Au fond, tout autre dénouement (un succés, un échec retentissant), et même des personnages un peu plus travaillés, auraient probablement produit un de ces affreux "navets de la jungle". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'aime, dans Fitzcarraldo, c'est l'idée que l'action ne trouve sa justification que dans l'action elle même, et que dans ce contexte, les seules causes dignes d'intérêt sont les projets déraisonnables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7643452700659377214?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7643452700659377214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/fitzcarraldo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7643452700659377214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7643452700659377214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/fitzcarraldo.html' title='Fitzcarraldo'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-460577253690414767</id><published>2010-07-27T22:37:00.001+02:00</published><updated>2010-07-28T09:14:22.609+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Vocabulaire</title><content type='html'>Quand on apprend le chinois, une question qui revient est : combien y a-t-il de caractère? combien faut il en connaitre pour lire le journal ? combien en sait un chinois moyen? un universitaire? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réponses officielles à ces questions sont généralement quelque chose comme 100 000, 2 500, 3 000, 8 000 ou plus. Mais quand on approfondit le sujet, on se rend vite compte que la question est délicate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, il faut s'entendre ce que signifie connaître un caractère. En comprendre le sens si on le recontre dans un texte, savoir en plus comment il se prononce, l'utiliser à l'oral, naturellement, l'utiliser à l'écrit? On sent bien que chaque définition donnera des résultats différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'autant plus difficile qu'en chinois, comme en francais, le contexte aide à deviner le sens de pas mal de mots. Si je lis dans un roman "au fond du filet se débattait un sélatin", je vais deviner que le sélatin est probablement un poisson (ne cherchez pas, je viens de l'inventer...). Et ceci est même vrai de mots que l'on connait réellement. Je sais qu'un charme est un arbre, mais j'aurais l'air bien malin si on me demandait d'en montrer un, ou de dessiner ses feuilles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En chinois c'est un peu pareil. Je peux deviner que le caractère 栩 désigne un arbre qui se prononce "yu", et j'aurai presque raison (c'est "xu", et ca peut être un chêne, même si ce n'est pas l'usage le plus courant). Et cette connaissance est parfois la bonne. Pour certains caractères un peu rares, tout ce qu'on trouve, dans le dictionnaire c'est sa prononciation et une définition du genre "une sorte d'arbre", ou "un oiseau"... Comme le mot est très rare, et plus utilisé de nos jours, on n'en saura pas plus (sauf à faire de l'étymologie créative : on m'a un jour expliqué que le caractère 栩, qui représente un arbre et une plume était le son que faisait un oiseau agitant ses ailes, j'avais répondu que c'était probablement un arbre dont les feuilles ressemblaient à des plumes...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade, on est tenté de ce dire que la question "combien de caractères?" n'a pas de réponse. En fait, l'informatique et les statistiques ouvrent une autre voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chinois nommé Jun Da a compilé les fréquences d'apparition des caractères dans de très grands corpus de textes. Tout est là http://lingua.mtsu.edu/chinese-computing/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POur ce faire, il a compilé trois bases : &lt;br /&gt;- des textes classiques (avant 1911), 65 millions de caractères&lt;br /&gt;- des textes modernes, 193 millions de caractères, répartis en deux moitiés : textes informatifs (journaux, livres de référence) et textes imaginatifs (romans, poésie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit au total plus de 250 millions de caractères (pour donner une idée, ceci représente l'équivalent de quelques milliers de gros livres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on se limite au chinois moderne, il apparait au total 9 933 caractères différents. C'est nettement moins que ce que contient un bon dictionnaire, mais il faut observer que la saisie informatique de ces textes a pour effet de "normaliser" des variantes d'écriture, qui forment une grande partie des caractères manquants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon intéressante, 1 100 de ces 9933 caractères n'apparaissent qu'une seule fois, 2 000 apparaissent 3 fois et moins. Il semble donc que 8 000 caractères (chiffre qu'on cite parfois comme "le chinois des lettrés") soit en fait le "nombre total" de caractères chinois qu'on rencontre en une vie de lecture... (l'ajout du chinois classique change un peu cette statistique : on a cette fois 12 041 caractères au total, dont 2050 3 fois et moins, et donc un "chinois total" de 10 000 caractères environ)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on prend le problème dans l'autre sens, on découvre que &lt;br /&gt;- 152 caractères différents représentent 50% du corpus moderne (179 avec le classique)&lt;br /&gt;- 1057 représentent 90% de l'usage (classique 1265)&lt;br /&gt;- 1566 représentent 95% (classique 1891)&lt;br /&gt;- 2838 représentent 99% (classique 3590)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on ajoute à cela que certains caractères rares peuvent être devinés (en fonction du contexte), on arrive probablement pour le chinois moderne à un corpus de l'ordre de 3000 - 3500 caractères, et 4 à 5 000 si on inclut le classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui reste tout à fait respectable...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-460577253690414767?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/460577253690414767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/vocabulaire.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/460577253690414767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/460577253690414767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/vocabulaire.html' title='Vocabulaire'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-7108075447657319530</id><published>2010-07-19T23:07:00.000+02:00</published><updated>2010-07-19T23:07:29.285+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poesie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='zhuangzi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='haizi'/><title type='text'>Nasses</title><content type='html'>Deux textes chinois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fonction de la nasse, c'est le poisson&lt;br /&gt;Le poisson pris, on oublie la nasse&lt;br /&gt;La fonction du collet, c'est le lièvre&lt;br /&gt;Le lièvre capturé, on oublie le collet&lt;br /&gt;La fonction du discours, c'est l'idée&lt;br /&gt;L'idée exprimée, on oublie le discours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où trouverai-je&lt;br /&gt;Quelqu'un qui ait oublié le discours&lt;br /&gt;Quelqu'un avec qui parler !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Zhuangzi - IVeme siècle av JC)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Solitude à Changping&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude, c’est une nasse&lt;br /&gt;C’est l’eau dans la nasse&lt;br /&gt;Plongée dans l’eau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude, c’est un grand cerf qui dort dans l’eau&lt;br /&gt;Qui rêve que ceux qui le chassent&lt;br /&gt;Ce sont ces hommes qui puisent l’eau avec la nasse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les autres solitudes&lt;br /&gt;Les deux garçons dans leurs barques de cèdre&lt;br /&gt;Et ces filles qu’entourent&lt;br /&gt;Les Odes en branches, les Elégies en feuilles&lt;br /&gt;Dans la défaite de l’amour&lt;br /&gt;Ce sont les flammes dans la nasse&lt;br /&gt;Noyées au fond de l’eau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand on la remonte, ce n’est plus qu’une nasse&lt;br /&gt;La solitude, ça ne se dit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Haizi 1964-1989)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-7108075447657319530?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/7108075447657319530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/nasses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7108075447657319530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/7108075447657319530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/nasses.html' title='Nasses'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-1509839343297104866</id><published>2010-07-19T22:35:00.004+02:00</published><updated>2010-07-19T22:57:36.900+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='riviere'/><title type='text'>Canoé</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;If you can spend a perfectly useless afternoon in a perfectly useless manner, you have learned how to live. (Lin Yutang)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Le canoé est un bateau à fond plat, il appuie sur la surface de l'eau sans s'y enfoncer, à la manière d'une bulle ou de ces insectes appelés patineurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on pagaie "à l'indienne", toujours du même côté, sans que la pale sorte jamais de l'eau, et le bateau avancera sans bruit, sans remous, sans sillage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'été, le soleil épaissit l'eau calme, la rend presque visqueuse. Sous les arbres, il fait frais, tout parait mat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le ciel, le vent pousse mollement les nuages. Sur les berges, il fait dériver le paysage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le canoé reste immobile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-1509839343297104866?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/1509839343297104866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/canoe.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1509839343297104866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/1509839343297104866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/canoe.html' title='Canoé'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-5457148937620632967</id><published>2010-07-18T00:07:00.003+02:00</published><updated>2010-07-19T10:58:46.806+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conrad'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='haizi'/><title type='text'>Typhon sur ma pelouse</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;L'ingéniosité du premier romancier consista à comprendre que dans l'appareil de nos émotions, l'image étant le seul élément essentiel, la simplification qui consisterait à supprimer purement et simplement les personnages réels serait un perfectionnement décisif (Marcel Proust)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Cet après midi, j'ai lu Typhon, de Conrad. J'étais installé sur la pelouse, sous un grand ciel bleu, à l'ombre du sureau, à ma gauche les fraisiers et les haricots, à ma droite la rivière qui glougloutait. Un bel après midi d'été. Pourtant, sur ma pelouse, ça sentait le charbon et le sel, ça roulait, il faisait nuit, et quand je me suis relevé, cette soirée d'été semblait bien moins réelle que l'ouragan que je venais de traverser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman, c'est un peu Koh Lantah avant la télé... Il n'y a pas vraiment d'intrigue, juste une tempête en mer de Chine sur un petit vapeur. Un seul personnage est réellement décrit, le capitaine, et encore, son caractère est tellement stylisé qu'il paraît presque factice. Le style s'embarasse d'un vocabulaire technique assez incompréhensible pour un non marin du 21eme siècle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, on en ressort avec l'impression d'avoir vécu, plus que d'avoir lu. L'expérience est presque physique, pour peu on irait se sêcher à la fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En y réfléchissant, on retrouve certains éléments utilisés dans les films d'action. Un espace confiné, rendu plus oppressant encore par la tempête. Une histoire au fond assez prévisible : le titre annonce la couleur, le débat est simple : survivront ils? Et un héros principal, autour duquel tout gravite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est mon premier Conrad. J'ai décidé de le lire en apprenant que Haizi, lors de son suicide, avait avec lui quatre livres : une Bible, Kon Tiki de Heyerdahl, Walden de Thoreau, et des romans de Conrad. Comme cette liste m'intrigue (ce n'est pas ce qu'on attend d'un poète contemporain chinois, qu'on nous décrit comme attaché à la société agricole et la tradition), je me suis dit qu'il fallait lire Conrad (mon libraire m'a dit qu'il aurait Thoreau la semaine prochaine).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-5457148937620632967?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/5457148937620632967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/typhon-sur-ma-pelouse.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/5457148937620632967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/5457148937620632967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/typhon-sur-ma-pelouse.html' title='Typhon sur ma pelouse'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-3437169179911592089</id><published>2010-07-17T00:04:00.005+02:00</published><updated>2010-07-17T00:19:28.863+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poesie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='traduction'/><title type='text'>Traduction et sobriété</title><content type='html'>Mon ami Romuald a mis sur son blog un joli &lt;a href="http://theswedishparrot.com/avant-que-la-terre-ne-dessine-mollement-ta-forme-de-sa-main-fouisseuse/"&gt;poeme de TE Lawrence&lt;/a&gt;, avec une traduction, extraite d'un livre, probablement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La traduction n'est pas mauvaise, c'est même assez joli à lire, mais elle est caractéristique d'une certain façon de rendre la poésie étrangère. Elle emploie des grands mots, elle essaie de "faire poétique". Comme si la poésie, c'était, forcément, une manière différente d'écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;mon enfant ma soeur, songe à la douceur d'aller là bas vivre ensemble,&lt;/blockquote&gt;ou &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis, et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles, la blanche Ophélia flotter, comme un grand lys,&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;c'est presque de la prose, et ca frappe en premier lieu par sa simplicité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, alors, les poètes traduits devraient être un peu grandiloquents? Est ce vraiment "faire poétique"? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je rêve d'un Lawrence qui ferait : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je t'aimais, alors j'ai dessiné ces vagues d'hommes dans mes mains&lt;br /&gt;et j'ai écrit mon testament dans le ciel en étoiles&lt;br /&gt;pour que tu aies la Liberté, cette maison aux sept pilliers&lt;br /&gt;pour que tes yeux brillent pour moi&lt;br /&gt;quand nous y entrerions&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est presque un mot à mot, l'ordre est préservé, l'étrange structure des phrases aussi (il y a un débat sur le sens à donner au mot "drew", soit tirer à soi, soit dessiner, je préfère le second à cause du write du vers suivant). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est ce moins poétique?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-3437169179911592089?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='' href='http://theswedishparrot.com/avant-que-la-terre-ne-dessine-mollement-ta-forme-de-sa-main-fouisseuse/' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/3437169179911592089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/traduction-et-sobriete.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3437169179911592089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/3437169179911592089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/traduction-et-sobriete.html' title='Traduction et sobriété'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8652454335802152696.post-4664257530600794862</id><published>2010-07-14T15:48:00.011+02:00</published><updated>2010-07-15T16:24:21.924+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='math'/><title type='text'>Communication budgétaire à l'usage des clampins et autres matheux</title><content type='html'>La semaine dernière, Les Echos publiaient cet article (cliquer sur le titre de ce billet l'affichera, je le reproduis ci-dessous, à l'exception d'un petit graphique). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;France : le déficit budgétaire réduit à 67,9 milliards d'euros fin mai&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le déficit du budget de l'Etat s'établissait à 67,9 milliards d'euros fin mai contre 82,1 milliards d'euros (88,7 milliards y compris les prêts au secteur automobile) un an plus tôt, selon la dernière situation mensuelle budgétaire publiée par le ministère du Budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au 31 mai 2010, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 157,4 milliards d'euros, contre 152,1 milliards un an plus tôt.&lt;br /&gt;Les recettes (nettes des remboursements et dégrèvements) s'établissent quant à elles à 102,4 milliards contre 90,5 milliards à la même date de 2009, avec notamment une hausse de 12,1 milliards des recettes fiscales nettes à 96,5 milliards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le produit des recettes non fiscales enregistre en mai le versement par GDF-Suez d'un dividende de 500 millions d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le solde des comptes spéciaux enregistre par ailleurs en mai un décaissement de 3,3 milliards d'euros au titre du prêt accordé à la Grèce.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Un titre comme celui là m'interpelle, parce que 67,9 milliards, c'est tellement énorme qu'on a du mal à savoir si c'est beaucoup. Je me suis donc dit que la lecture de l'article allait m'éclairer... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca a plutôt bien commencé. Au premier paragraphe, on apprend qu'on est passé de 82 milliards de déficit l'an dernier à 68 cette année. Ca nous fait donc une baisse de plus de 15%. Même en se rappellant que l'an dernier, à la même époque, on soutenait tous les grands groupes à tour de bras pour lutter contre la crise, et que toute ces aides ont dû grèver le budget de l'état (c'est pour cela que les banques commencent à se méfier de notre dette, non?), ca reste 14 milliards de déficit en moins, bravo Sarko, chapeau Baroin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le second paragraphe m'a plongé dans deux abimes de perplexité. D'abord, on y apprend que les dépenses ont en fait progressé, de 152 à 157 milliards. La réduction du déficit est donc le résultat non d'une baisse des dépenses, mais d'une hausse des revenus de l'état (c'est à dire du produit de l'impôt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre demeure techniquement exact, mais ca ne va pas avec l'idée qu'on se fait habituellement de la réduction des déficits. (C'est un peu comme quand certains politiciens nous disent que ce qu'ils ont fait est "parfaitement légal").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chiffre des dépenses permet justement de relativiser les 68 milliards du début. Le déficit représente un peu moins de la moitié des dépenses totales (68/157=43%). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour donner un exemple trivial à ceux qui comme moi ont du mal avec les milliards, c'est à peu près comme gagner 3 000 euros par mois, et en dépenser 4 400, et la réduction des déficits revient à passer d'une situation où l'on gagne 2 800 euros et dépense 4 300, à une où l'on gagne 3 000 et dépense 4 400 (avec l'ironie supplémentaire que les recettes du budget de l'état sont les impots)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca, c'était le premier abime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second, c'est qu'un rapide calcul des recettes (par différence entre les dépenses et le déficit), donne 157-68 soit 89 milliards d'euros, et que l'article nous en annonce 102. Ils sont où, les 13 milliards?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d'ailleurs, c'est pareil sur l'an dernier, la différence entre dépenses (152) et recettes (90) donne 62 milliards de déficit, et non les 82 dont parle l'article... Les Echos publient même un graphique, avec les trois chiffres (et les données 2008) et le même problème de calcul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous l'avais bien dit. Les gros chiffres c'est compliqué... A partir d'un certain nombre, les lois de l'addition et de la soustraction ne s'appliquent plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une recherche sur le site du budget permet de retrouver la note de conjoncture à l'origine de cet article&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/smb2010/situation_mensuelle_budget_Etat_31052010.pdf"&gt;Situation Mensuelle à fin Mai 2010&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte n'est pas beaucoup plus clair, mais un tableau en haut de la seconde page permet de comprendre. Je résume : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- à fin mai 2010 les dépenses du budget général ont progressé de 3,5% par rapport à la même période de l'année précédente, pour atteindre 157 milliards d'euros&lt;br /&gt;2- sur la même période, les recettes du budget général passent de 90 à 102 milliards (soit une hausse de 13,1%)&lt;br /&gt;3- le déficit du budget général passe donc de 61 à 55 milliards d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on se limite donc au budget général (les dépenses et recettes courantes, je suppose), le titre de l'article pourrait être : les dépenses de l'état ont progressé moins vite que ses recettes. La réduction est moins spectaculaire que le total annoncé, mais on y découvre que l'Etat couvre environ deux tiers de ses dépenses (102 vs 157). Ce n'est pas glorieux, mais c'est mieux que tout à l'heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, le solde du budget spécial s'est nettement amélioré. A noter que ce "budget" semble être destiné à être déficitaire, c'est apparemment un fourre tout pour dépenses supplémentaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon la note de conjoncture, il est principalement constitué par les avances aux collectivités territoriales, qui sont passées de 21 à 9 milliards. Voila les milliards qui nous manquaient !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisqu'il s'agit d'avances, elles seront forcément remboursée plus tard, et ne devraient donc avoir aucun effet sur l'exécution finale du budget (en "comptable" on appelle cela de la cavalerie). Mais ca fait joli sur le solde à fin mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter, cette économie est partiellement grèvée par les 3 milliardds versés à la Gréce (qui sont de vraies dépenses, elles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve ainsi nos 14 milliards de réduction du déficit par rapport à l'an dernier, qui se décomposent donc en&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté dépenses : &lt;br /&gt;6 milliards de dépenses de fonctionnement en plus&lt;br /&gt;3 milliards pour la Grèce&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté recettes :&lt;br /&gt;12 milliards de recettes fiscales en plus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté économies&lt;br /&gt;11 milliards d'avances aux collectivités locales en moins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on résume encore, on pourrait dire qu'il y a une hausse des dépenses, compensée par une hausse des recettes, et une économie sur les avances aux collectivités (donc un peu fictive, non?). On est un peu loin du titre original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, même après avoir compris, cet article des Echos (qui reprend mot à mot une dépeche de l'AFP, reprise également mot à mot par le Figaro, qui reprend probablement un communiqué de Bercy) me fascine encore...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le titre soit bêtement optimiste, c'est au fond le boulot de Bercy en ces temps où les dircom sont plus importants que les techniciens. Mais des chiffres un peu moins incohérents n'auraient pas nui. Le fait que ce genre de note de conjoncture soit généralement produit et relu par des fonctionnaires assez haut placés laisse rêveur quand à la compétence de ceux ci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'autre bout de la chaîne, l'article du journaliste des Echos (et de ses confrêres) laisse également rêveur. Vu que je l'ai trouvé sur l'internet, et que cela ne m'a donc rien couté, je ne m'en plains pas, mais ca ne fait quand même pas très professionnel, de recopier comme ca un communiqué aussi mal ficelé...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8652454335802152696-4664257530600794862?l=fcharton.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lesechos.fr/info/france/reuters_00265874-france-le-deficit-budgetaire-reduit-a-67-9-milliards-d-euros-fin-mai.htm' title='Communication budgétaire à l&apos;usage des clampins et autres matheux'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fcharton.blogspot.com/feeds/4664257530600794862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/la-communication-budgetaire-lusage-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/4664257530600794862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8652454335802152696/posts/default/4664257530600794862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fcharton.blogspot.com/2010/07/la-communication-budgetaire-lusage-des.html' title='Communication budgétaire à l&apos;usage des clampins et autres matheux'/><author><name>François Charton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06403956319078428529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
